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 I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly

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R. Vitaly James-O'Neil

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MessageSujet: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 14:04

Lindsay & Vitaly : I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy.

Depuis quelques temps maintenant, j'avais la terrible sensation de ne faire que courir. Tout le temps. Je courais le matin pour aller bosser après m'être réveillé en retard parce que ma fille m'avait empêché de dormir toute la nuit durant. Je courais pendant ma pause déjeuner parce que Serena voulait qu'on sauve notre couple et que cela impliquait des déjeuners ensemble. Je courais ensuite pour retourner travailler. Je devais terminer ma journée bien plus tôt, pour courir chercher notre fille chez la nourrice. Parce que oui, Serena avait reprit le travail et c'était elle qui la mettait le matin, moi qui la récupérait le soir. Je devais courir. Toujours courir. Et avec cet été caniculaire, ce n'était vraiment pas simple du tout. C'était horrible et à la limite du supportable.  Et Serena qui exigeait toujours plus de ma part. Faire les courses avant de rentrer, mais arriver à la même heure quand même. Avancer l'écriture de mon futur bouquin, uniquement quand elle même était en train de préparer le repas. Mais le faire en gardant notre fille à mes côtés. Parce qu'elle ne pouvait pas être de partout à la fois. Et pourtant moi, j'avais plutôt intérêt d'y parvenir. C'était ça, fonder une famille et sauver notre mariage ?

Mais ce soir là, je ne pouvais pas. Vraiment pas. J'appelai la nourrice pour lui demander de garder notre fille, Sarah, un peu plus longtemps. Et je ne pris pas la peine de prévenir Serena qui, de toute façon, ne serait pas rentrée chez nous avant de longues heures encore ! Ainsi, quand je quittai le bureau, ce ne fut pas pour rentrer chez nous. Pour filer du côté de chez Lindsay et ses parents. Grosse connerie, parfaitement irréfléchie, que j'étais en train de faire. J'en étais bien conscient et pourtant, je n'avais aucunement la force de faire demi tour. Entre chien et loup, je débarquai chez eux et vins frapper à la porte. J'étais en train de me chercher une excuse en béton, à donner à ses parents, si jamais c'était l'un des deux qui m'ouvrait.Oh d'un côté, y'avait-il vraiment besoin d'une excuse quelconque, pour passer voir sa belle famille ? Surtout en sachant qu'on ne les voyait que très peu souvent, vu que nous manquions justement de temps. La dernière fois, c'était à la maternité, plus d'un mois plus tôt. Et je devais bien admettre que le fait que la mère des soeurs continuaient de me faire du rentre dedans, ne m'aidait pas à vouloir faire l'effort d'aller les voir !

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Lindsay J. Livingston

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 20:54

Vitaly & Lindsay
« I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy. »




Cela faisait plusieurs mois que rien ne s’était passé entre Vitaly et moi. Nous avions plus ou moins rompu et arrivions tant bien que mal à garder nos distances… Certes, c’était parfois difficile, mais nous savions tous deux que c’était pour le bien de tout le monde. Et puis, la vie continuait ! Enfin, la mienne me semblait parfois bien monotone, tandis que Vitaly, quant à lui, était devenu père et tentait de recoller les morceaux avec Serena. Tout me laissait vraiment croire que c’était bel et bien fini entre nous…. Et c’était peut-être mieux ainsi. Il fallait désormais que j’aille de l’avant et que je rencontre quelqu’un. Quelqu’un avec qui j’aurais une relation normale, tant qu’à faire ! En attendant, j’essayais d’oublier Vitaly, de faire définitivement une croix sur lui. Et avec le temps, j’arrivais de plus en plus facilement à accepter cela. Même si parfois – enfin, souvent – il me manquait. Lui, ses mots, sa voix, ses bras, son corps, ses caresses… sa présence, tout simplement. Et pour éviter d’y penser, j’avais durant quelques mois fait du bénévolat au sein d’une association. Et désormais, puisque j’avais terminé mon année scolaire, je travaillais. Rien d’extraordinaire, juste un petit boulot de serveuse dans un restaurant. Mais au moins, c’était payé et ça m’occupait une bonne partie de la journée…

Et comme tous les jours, j’arrivais chez moi en fin de journée. Généralement, mes parents étaient là. Sauf que depuis la veille et pour quelques jours, ils étaient partis. C’était l’histoire de 3-4 jours, juste afin de fêter leur anniversaire de mariage. Bref, cela me laissait au moins le loisir de profiter de la maison. A une époque, j’aurais bien sûr sauté sur l’occasion pour y inviter Vitaly… Désormais, c’était surtout le plaisir d’être indépendante, de n’avoir personne dans les pattes. J’étais libre de faire ce que je voulais, quand je voulais ! Ainsi, une fois rentrée, je filais à la salle de bain pour me doucher. J’en ressortais un moment après, enroulée dans une serviette, filais au salon pour lancer un peu de musique… J’avais horreur de rester dans un silence total. J’avais donc préféré mettre une petite musique de fond. Et, alors que je m’apprêtais à aller me rhabiller, des coups furent donnés à la porte. Intriguée, j’observais à travers le judas et fus sacrément surprise d’apercevoir Vitaly. Sans plus tarder, j’ouvrais donc la porte, ne prenant même pas le temps de me rhabiller. Après tout, il m’avait déjà vu bien plus déshabillée que cela ! « Vit’ ?! Qu’est-ce que… Entres, je t’en prie ! » déclairais-je en le laissant entrer avant de refermer la porte derrière lui. « Qu’est-ce qui t’amène ? Tout va bien ? » demandais-je un peu inquiète de le voir ici. La dernière fois que l’on s’était vu, c’était à la maternité. Depuis, plus de nouvelles… Et c’était mieux ainsi. Mais pourquoi débarquait-il chez moi, ce soir là ? « Je suis seule, mes parents sont partis quelques jours… » Pourquoi venais-je de préciser cela ? Bonne question. Etait-ce une manière, à la fois détournée et faite de manière inconsciente, de lui dire que nous étions donc libres de faire tout ce qui nous passait par la tête… ? Ou simplement l’habitude de lui préciser ce genre de choses, lorsque nous nous retrouvions chez moi ? Je n’en savais trop rien et regrettais déjà d’avoir dit cela. Ce n’était qu’ajouter une tentation supplémentaire…




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R. Vitaly James-O'Neil

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 21:25

Lindsay & Vitaly : I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy.

Je ne savais même pas pourquoi j'étais en train de faire ça en vérité. Pourquoi je frappais à la porte des Livingston alors que je devrais plutôt aller chercher ma fille et rentrer chez nous. C'était stupide et insensé et j'en étais bien conscient. Pourtant j'étais là à frapper à la porte. Et j'aurais largement préféré voir mon beau-père ou ma belle-mère, m'ouvrir. Sauf que ... Ce fut Lindsay. Et que j'étais trop surpris finalement de la voir là comme ça. Raison pour laquelle je demeurai con pendant un moment. Avant d'enfin obéir et entrer. Ce ne fut qu'une fois entré et que j'eus pivoté sur moi même, que je réalisai qu'elle ne portait qu'un peignoir. Oh bon sang, sérieusement !? Soit, la pauvre, elle n'avait évidemment pas prévu de me voir débarquer là. Ni même devoir débarquer qui que ce soit en vérité. Un sourire las et sans aucune once de joie, prit place sur mon visage quand elle mentionna l'absence de ses parents. Est-ce que c'était vraiment un détail qu'il faisait bon de me mentionner ? Franchement, je ne pensais pas non. Raison pour laquelle je ricanai même doucement et portai une main à mon visage, pour me pincer l'arrête du nez et fermai les yeux.

« Si j'avais su, je serais pas venu. » Soupirai-je mollement, en laissant mon bras retomber le long de mon corps et en reposant mes yeux sur elle. Si j'avais su qu'il y avait un risque que l'on se retrouve tous les deux seuls, sans quiconque pour débarquer sans prévenir, j'aurais évité cette douloureuse tentation. Je ne comptais pas retomber dans mes bras -ou qu'elle retombe dans les miens-. « Je sais même pas pourquoi je suis là en fait. » Avouai-je doucement. Très mauvaise idée en fin de compte. J'en étais bien conscient et pourtant, je n'étais pas encore parti. Je le devrais, non ? prendre la fuite comme un lâche. Ca ne serait pas une si mauvaise idée que ça en fait. Mais je n'avais pas envie de rentrer chez moi non plus. Quelle était la solution miracle du coup ? Franchement, je n'en voyais aucune ! « J'ai l'impression d'être prit dans un engrenage sans fin. Si ça ne s'arrête pas, je vais devenir fou. » Lâchai-je finalement d'une traite, sur un ton des plus las. Un engrenage sans fin, c'était le terme à utiliser en effet. Est-ce qu'à un moment donné ça allait se calmer ?

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Lindsay J. Livingston

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 21:29

Vitaly & Lindsay
« I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy. »




Je m’attendais à tout, sauf à voir débarquer Vitaly ! Que faisait-il là ? Certes, dans le fond, il n’y avait rien de mal à rendre visite à sa belle-famille. Sauf si l’on avait entretenu une liaison avec sa belle-sœur. Et puis, cette visite était surprenante. Vitaly était venu seul, pas même avec Sarah. Et cela n’était plus vraiment dans ses habitudes de passer chez nous comme ça. Ainsi, réellement surprise, je lui ouvris immédiatement et le fit entrer, presque inquiétée par sa présence. S’il venait, c’était pour une bonne raison, non ? Sans doute que quelque chose n’allait pas… Sur le coup, j’en oubliais même ma tenue. Tant pis. Il avait vu bien plus que ça. Mais là où je merdais vraiment, c’était lorsque je lui précisais que j’étais seule. Quelle idée ! Pourquoi avais-je fait cela ? Je n’en savais trop rien. C’était venu tout seul. Et cela ne risquait que de rendre les choses encore plus difficiles… « Si j'avais su, je serais pas venu. » Il pouvait encore partir. Oh, je ne pourrais pas lui en vouloir, s’il décidait soudainement de fuir. C’était peut-être même ce qu’il y avait de mieux à faire. Sauf s’il se sentait capable de ne pas déraper. Après tout, peut-être qu’il ne ressentait plus rien pour moi et qu’il désirait juste voir mes parents, pour une raison ou une autre… « Je sais même pas pourquoi je suis là en fait. » Je soupirais légèrement en posant le regard sur lui. Qu’il reste ici n’était pas une bonne idée, clairement. Mais qu’étais-je censée faire ? Fuir ? Non, je ne pouvais pas. Mais j’avais besoin de m’éclipser un moment, le temps de me ressaisir.

« Je… Je reviens… Je vais m’habiller, ce sera mieux. » déclairais-je en filant aussitôt dans la salle de bain, de laquelle je ressortais quelques minutes après, habillée.  J’avais à peine prit le temps de souffler. Mais au moins, la tentation était peut-être un peu moins forte… « J'ai l'impression d'être prit dans un engrenage sans fin. Si ça ne s'arrête pas, je vais devenir fou. » Je fronçais légèrement les sourcils, ne comprenant pas trop où il voulait en venir. Etais-je réellement concernée ? Ou cet engrenage sans fin était-il lié à sa vie de famille ? Je pris alors une grande inspiration et posais ma main sur son épaule, en guise de réconfort. « Bon, tu vas t’asseoir et m’expliquer tout ça, d’accord ? Tu veux boire quelque chose ? » demandais-je d’une voix ferme et douce à la fois. Je le rejoins ensuite au salon et prit place sur un fauteuil, à proximité du sofa où il s’était installé. « Qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi as-tu l’impression d’être prit dans un engrenage sans fin ? » Il était censé être heureux avec ma sœur et leur enfant, non ? J’en avais l’impression en tout cas. Raison de plus pour que je sois réellement surprise de sa venue. Et j’attendais qu’il m’explique vraiment ce qui n’allait pas, car j’avais un peu de mal à saisir…



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R. Vitaly James-O'Neil

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 21:30

Lindsay & Vitaly : I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy.

Quand je vis la tenue de Lindsay en débarquant chez elle, j'en oubliai d'abord totalement la raison de ma présence. En fait, même une fois que j'eus détourné le regard, je ne fus pas tout à fait capable d'expliquer pourquoi j'étais là. J'étais totalement perdu. Bon sang, elle allait vraiment prendre peur et penser que je devenais fou. D'un côté, ce n'était pas bien loin de la vérité ! Même si j'étais trop gêné pour l'admettre, je devenais dingue. Je perdais la raison, bon sang ! « Je… Je reviens… Je vais m’habiller, ce sera mieux. » je souris faiblement en hochant positivement la tête. « Bonne idée ... » Me contentai-je de souffler à voix basse, juste avant qu'elle ne file bel et bien en direction de la salle de bain. De laquelle elle ressortie quelques minutes plus tard à peine, totalement vêtue. Voilà qui était beaucoup mieux, en effet. On allait pouvoir discuter sans que je ne sois tenté de m'approcher de trop près. Discuter ? Mais de quoi au juste ? Le souci ,c'est que je ne savais même pas finalement. Je soupirai doucement quand elle posa une main sur mon épaule. Finalement, je n'eus pas la soudaine et irrépressible envie de me coller à elle. Enfin si mais pas pour craquer et lui faire l'amour. Ce qui était bizarre, non ? Ou juste le signe qu'un truc clochait vraiment ! « je veux bien un café. Ca me réveillera peut-être. » C'est pas que j'étais complètement à plat ... Mais presque quand même ! Vu que je ne pouvais pas dormir des nuits complètes, avec Sarah qui ne faisait toujours pas ses nuits. Et le fait qu'à côté de ça, je devais gérer mon emploi du temps au bureau et à la maison, au millimètre près. Du coup, j'étais forcé de me coucher tard et me lever tôt, sans pouvoir dormir le tout d'une seule traite.

En attendant, j'allai m'installer sur le sofa, côté salon. Encore un peu et je me serais endormi là, si elle n'était pas rapidement venue s'installer sur le fauteuil juste à côté. « Qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi as-tu l’impression d’être prit dans un engrenage sans fin ? » Posant les yeux sur elle, je soupirai avant de me forcer à me redresser quelque peu, pour venir poser mes coudes sur mes cuisses. regard perdu dans le vague, j'eus un faible sourire. « J'ai toujours su que la vie de père n'était pas faite pour moi. Ou alors c'est que ça ne correspond pas avec Serena, je ne sais pas ...  Mais c'est pas franchement le pied ... » Marmonnai-je doucement. « Serena exige de moi que je quitte le bureau à dix sept heures le soir. Mais vu mon poste, je ne peux pas me permettre de faire des horaires de bureau. Alors je commence deux heures plus tôt le matin. Je dois récupérer Sarah, la ramener, la nourrir, lui prendre son bain, bref m'occuper d'elle. Parce que Serena n'étant pas la dirigeante de sa propre entreprise, ne peut pas se permettre de rentrer plus tôt, tu comprends. » Remarquai-je avec ironie. « C'est pendant qu'elle prépare le dîner, que j'ai le droit d'avancer l'écriture de mon livre. Une heure top chrono. Après quoi on dîne, on couche Sarah et on s'installe devant la télévision. C'est quand elle se couche que je peux me plonger de nouveau dans le travail que je n'ai pas eus le temps de faire au bureau. »  Conclus-je avant de pousser un long soupir. « Conclusion : j'étouffe et je suis à deux doigts de prendre un allé simple pour le Groenland ! »

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Lindsay J. Livingston

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 22:19

Vitaly & Lindsay
« I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy. »




Cela avait été assez difficile, pour Vitaly et moi, de mettre fin à notre relation. Mais nous y étions arrivés. C’était bien pour cela que je filais aussitôt changer de tenue. Il était hors de question de replonger… Ni de rendre les choses plus compliquées qu’elles ne l’étaient déjà. Même si je ne savais toujours pas pourquoi Vitaly était là. Peut-être avait-il une idée derrière la tête ? « Bonne idée ... » A vrai dire, il ne semblait pas avoir l’intention de tenter quoi que ce soit. Peut-être avait-il simplement besoin de réconfort ? C’était ce dont j’avais l’impression, à voir la mine qu’il affichait. Et il ne tarda pas à m’avouer qu’il avait l’impression de devenir fou. C’était quand même étrange, qu’il ait choisi de se confier à son ancienne maîtresse. Mais soit. Je n’allais pas le mettre dehors alors qu’il semblait si mal… Au contraire, je lui proposais de tout m’expliquer et ne pu retenir un petit geste de réconfort. « je veux bien un café. Ca me réveillera peut-être. » J’acquiesçai en filai en cuisine afin de lui préparer son café. Quelques minutes après, je le rejoins au salon et m’installais sur le fauteuil après lui avoir servi sa tasse de café. « J'ai toujours su que la vie de père n'était pas faite pour moi. Ou alors c'est que ça ne correspond pas avec Serena, je ne sais pas ... Mais c'est pas franchement le pied ... Serena exige de moi que je quitte le bureau à dix sept heures le soir. Mais vu mon poste, je ne peux pas me permettre de faire des horaires de bureau. Alors je commence deux heures plus tôt le matin. Je dois récupérer Sarah, la ramener, la nourrir, lui prendre son bain, bref m'occuper d'elle. Parce que Serena n'étant pas la dirigeante de sa propre entreprise, ne peut pas se permettre de rentrer plus tôt, tu comprends. C'est pendant qu'elle prépare le dîner, que j'ai le droit d'avancer l'écriture de mon livre. Une heure top chrono. Après quoi on dîne, on couche Sarah et on s'installe devant la télévision. C'est quand elle se couche que je peux me plonger de nouveau dans le travail que je n'ai pas eus le temps de faire au bureau. Conclusion : j'étouffe et je suis à deux doigts de prendre un allé simple pour le Groenland ! »

Après l’avoir écouté avec attention, je hochais vaguement la tête et tournant mon regard vers le sol. Cela faisait sacrément bizarre de le voir ainsi. Je n’étais vraiment pas habituée à le voir aussi désespéré et malheureux. Cela me faisait même un peu de mal… Et je regrettais de ne pas avoir soupçonné quoi que ce soit auparavant. Mais non, je n’avais rien vu et pensais réellement qu’il était heureux. Pourtant, à l’écouter, je comprenais tout à fait son mal-être. A vrai dire, je le connaissais suffisamment pour savoir qu’une telle vie ne pouvait pas réellement lui convenir. Après un bref silence, je soupirais doucement et levais enfin le regard vers lui, m’avançant légèrement sur le fauteuil. « Je vois… Je ne pensais pas que c’était ainsi… Tu en as parlé à Serena ? Ca vous permettrais peut-être de faire les choses autrement, et que ça vous convienne à tous les deux… » suggérais-je sans le quitter des yeux. S’il gardait cela pour lui, ou n’en parlait pas à la principale intéressée, ça ne ferait sans doute pas avancer les choses. D’après moi, la meilleure chose à faire était d’en parler avec ma sœur. Après tout, elle pourrait très certainement comprendre !



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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 22:24

Lindsay & Vitaly : I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy.

J'ignorais moi même pourquoi je m'étais tourné vers Lindsay alors que je me sentais si mal et au bord de l'implosion. Pourquoi pas auprès de mon meilleur ami, tout simplement ? Très certainement parce qu'au moment pile où j'avais besoin de lui, il y avait peu de chance pour qu'il soit dispo. C'était ça d'être médecin en même temps. Il n'y avait rien de bizarre ni d'alarmant là dedans. Donc je m'étais tourné vers Lindsay. Non, je ne savais toujours pas pourquoi. Mais c'était comme ça, point ! Je n'allais pas faire demi tour sous prétexte que j'étais tout juste en train de réaliser ce que je faisais, quand même ! Lui tourner le dos maintenant ? Non ! D'autant plus qu'elle avait été assez sympa pour ne pas me refermer la porte au nez. Ce que j'aurais pourtant parfaitement compris, soit dit en passant. Je le mériterais presque, avais-je envie de dire ... Parce que des erreurs, j'en avais vraiment fait beaucoup. Beaucoup trop ! Et que la plupart la concernaient elle, directement. J'en étais conscient et une partie de moi regrettait tout ça. Mais l'autre n'était pas capable d'éprouver la moindre culpabilité. Ces quelques mois à ses côtés, avaient finalement été les plus beaux de ma vie !

Et c'était un peu le gros coup de bonheur avant la prison que représentait désormais mon mariage avec Serena. J'étais en prison. En train d'étouffer. De mourir à petit feu parce que mon épouse se faisait de plus en plus pressante et étouffante. Si son but était de me tuer, elle allait y arriver sans trop de mal ! Et si c'était juste de me maintenir à ses côtés ... Non on ne pouvait pas dire qu'elle était sur la bonne voie pour ça ! « Je vois… Je ne pensais pas que c’était ainsi… Tu en as parlé à Serena ? Ca vous permettrais peut-être de faire les choses autrement, et que ça vous convienne à tous les deux… » Je lui lançai un regard pour le moins dubitatif et hésitant, à cette question que je trouvais assez ... bizarre ... Est-ce qu'elle pensait que je m'étais laissé faire jusqu'au bout sans rien dire, avant de débarquer ici par peur de faire une connerie vis à vis de mon mariage, ou quoi !? « Evidemment que je lui en ai déjà parlé ! Tout ce qu'elle m'a répondu, c'est : "mais c'est ainsi que fonctionne une vie de famille Vitaly !" suivi de la question : "n'es-tu pas heureux ?" » L'imitai-je avec ironie. « Mais bien sûr que je suis heureux ! Est-ce que ça ne se voit pas !? » Moi énervé ? Pas encore tout à fait. Sur le point de l'être, sans doute.

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 22:29

Vitaly & Lindsay
« I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy. »




Je ne savais pas vraiment pourquoi Vitaly s’était tourné vers moi, à cet instant précis. Cela était même assez surprenant. Venir se confier à son ancienne maîtresse, sur ses problèmes de couple actuels… Non, clairement, ce n’était pas banal. Mais soit. Je n’allais pas le mettre dehors. Après tout ce que nous avions vécu, cela me paraissait normal de l’écouter et le soutenir. Malgré les erreurs qui avaient pu être faites, et ce des deux côtés, je restée attachée à lui. Il avait été le premier homme avec qui j’avais eu une relation… Ce n’était pas rien ! Et puis, même sans cela, c’était mon beau-frère et rien ne l’empêchait de venir se confier à moi s’il en éprouvait le besoin. Et là, il paraissait réellement en avoir besoin… Il semblait même que ce soit la première fois que je le voyais ainsi. Et cela faisait un drôle d’effet. D’ailleurs, voir Vitaly malheureux me faisait aussi un peu de mal. Je ne pu m’empêcher de me demander s’il aurait été aussi malheureux si notre liaison s’était poursuivie… De toute façon, c’était trop tard pour le savoir. Je le laissais donc m’expliquer ce qui n’allait pas. Et j’eus aussitôt l’impression que plus rien n’allait dans sa vie depuis l’arrivée de cet enfant. Certes, certaines choses devaient changer. La vie d’un couple ne peut être la même avec et sans enfant. Mais d’après les dires de Vitaly, Serena lui en demandait beaucoup. Vraiment beaucoup. Surtout en sachant qu’il ne voulait pas de cet enfant… Ainsi, tout naturellement, je lui demandais s’il lui en avait parlé. C’était, selon moi, la première chose à faire. Ma sœur n’était pas bête et elle pouvait sans doute comprendre le problème.

« Evidemment que je lui en ai déjà parlé ! Tout ce qu'elle m'a répondu, c'est : "mais c'est ainsi que fonctionne une vie de famille Vitaly !" suivi de la question : "n'es-tu pas heureux ?" Mais bien sûr que je suis heureux ! Est-ce que ça ne se voit pas !? » Je voyais bien qu’il commençait à s’énerver. Et cela n’allait pas arranger les choses. Surtout si c’était devant moi, qu’il s’énervait. « Hey, j’y suis pour rien, moi… » remarquais-je doucement, l’air de rien, espérant qu’il retrouverait un peu plus de calme face à moi. « As-tu songé à une autre manière de fonctionner, à un autre emploi du temps, qui te conviendrai mieux ? Si tu arrives à la convaincre que c’est tout aussi bien, voire mieux que votre organisation actuelle, et qu’elle aussi y gagne, ça fonctionnera peut-être… » proposais-je sans être certaine que cela puisse réellement changer quoi que ce soit. Ma sœur était très têtue. Et si elle avait décidé que leur vie de famille devait être ainsi, je doutais qu’elle change si facilement d’avis. « Ou alors… Tu la mets au pied du mur. Soit vous changez d’organisation pour que tu puisses respirer, soit tu pars… Je suppose que c’est, de toute façon, ce que tu envisageras de faire dans les prochains mois, voire années, si rien ne change… » Il n’allait pas se laisser ainsi faire éternellement. Et si rien ne changeait, je m’attendais vraiment à ce que Vitaly plaque tout, du jour au lendemain, en réalisant qu’il était vraiment en train d’étouffer.




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You're the light, you're the night, You're the color of my blood, You're the cure, you're the pain, You're the only thing I wanna touch...Never knew that it could mean so much, so much...You're the fear, I don't care, 'Cause I've never been so high... ©️endlesslove.
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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 22:30

Lindsay & Vitaly : I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy.

Il semblait de plus en plus évident que je n'aurais jamais du me tourner vers Lindsay pour un souci de ce genre, qui concernait directement sa soeur. C'était même là une très mauvaise idée. Parce que le fait est que, forcément, elle ne pouvait pas vraiment parler en mal de son aînée. Elle était et resterait sa soeur quoi qu'il arrive et quoi qu'elle puisse faire, vis à vis d'elle ou non. « Hey, j’y suis pour rien, moi… » Je soupirai et fermai un instant les yeux. Est-ce que j'étais vraiment en train de lui donner l'impression de m'énerver contre elle ? Parce que ce n'était pourtant pas le moins du monde le cas, qu'on se le dise ! Je n'en voulais qu'à Serena et aucunement à sa petite soeur. Malgré notre relation passée. « Je ne m'énerve pas contre toi. » Assurai-je finalement, sans reposer les yeux sur elle. La situation était bien assez complexe comme ça, sans vouloir en rajouter une couche de ce genre, qu'on se le dise ! Et j'espérais qu'elle en était quand même consciente. Je ne serais jamais venu la trouver si j'avais pu trouver une autre solution, de moi même. Ou un simple moyen de souffler !

« As-tu songé à une autre manière de fonctionner, à un autre emploi du temps, qui te conviendrai mieux ? Si tu arrives à la convaincre que c’est tout aussi bien, voire mieux que votre organisation actuelle, et qu’elle aussi y gagne, ça fonctionnera peut-être… » Je grimaçai en lui lançant un regard presque ironique.  Nous avions déjà fait le tour de la question, à plusieurs reprises. Sans qu'aucune autre solution ne soit trouvée. Ni par Serena, ni par moi. D'où le fait que je sois aussi paumé et presque en panique désormais. Je fis un peu plus la moue à son idée de la mettre au pied du mur. C'était peut-être un peu trop vif et sec ça, non ? « On a déjà réfléchis à tout ça, oui. Mille fois au moins. Elle n'a pas l'air d'avoir envie de changer quoi que ce soit. » L'informai-je sur un ton le plus calme possible. Qu'elle ne s'imagine pas, encore une fois, que j'avais maintenant une dent contre elle. « Partir signifierait tourner également le dos à ma fille. or, je n'y tiens pas ... » Parce que maintenant que mon enfant était né,il semblait évident que je ne pouvais plus envisager l'idée de vivre sans ...

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 22:53

Vitaly & Lindsay
« I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy. »




Je supposais que si Vitaly était venu me trouver, c’était pour que je l’aide à sortir de cet engrenage dans lequel il était prit. Il avait sans doute besoin que je l’aide à trouver une solution, une porte de sortie. Je lui soumettais donc d’en parler avec ma sœur, ce à quoi il me répondit qu’il avait déjà essayé vainement. Sentant que, peu à peu, il commençait à s’énerver, je lui fit remarquer que je n’y étais pour rien. « Je ne m'énerve pas contre toi. » Oui, je m’en doutais bien. Mais même si c’était après Serena, cela ne servait à rien qu’il s’énerve. Encore moins devant moi. « Je sais bien… » dis-je d’une voix douce en posant machinalement ma main sur la sienne. Simple geste de compassion, hein ! Réalisant aussitôt ce que je venais de faire, je retirais brusquement ma main et me reculais légèrement, sans oser le regarder dans les yeux. « Pardon… » m’empressais-je de dire en reprenant un peu mes distances. Ce n’était pas le moment de craquer. Non, surtout pas. Je lui proposais ensuite d’élaborer lui-même une nouvelle organisation, et de la soumettre à Serena. Face à quelque chose de concret, elle serait peut-être plus réceptive. Et puis, s’il arrivait en plus à lui prouver qu’elle était gagnante aussi, elle pourrait peut-être envisager un changement… Mais vu sa tête, il n’y croyait pas vraiment. « On a déjà réfléchis à tout ça, oui. Mille fois au moins. Elle n'a pas l'air d'avoir envie de changer quoi que ce soit. » Je soupirais légèrement. Parfois, ma sœur m’exaspérait vraiment. Elle était vraiment bornée ! Et un peu trop égoïste sur les bords…

« Partir signifierait tourner également le dos à ma fille. or, je n'y tiens pas ... » Je levais le regard vers lui, tout de même surprise de l’entendre dire ça. Et dire qu’à une époque, il n’était même pas sûr d’accepter cet enfant ! « Moui… Je comprends… Je ne sais pas ce que tu attendais exactement de moi, mais si c’était de t’aider à trouver une solution, je crois que je ne vais pas pouvoir faire grand chose de plus… Je ne vois pas ce que je peux te conseiller d’autre, ni même faire pour toi. A part peut-être parler à ma sœur… Ceci dit, je doute un peu de ma capacité à la convaincre d’un tel changement… » Si lui n’y était pas arrivé, je doutais qu’elle accepte les conseils de sa petite sœur. Mais bon… Qui ne tente rien n’a rien ! « Tu… Tu l’aimes toujours ? » demandais-je finalement, après un bref silence. Wow. J’étais moi-même surprise par ma question ! Parce que lorsque j’avais soumis l’idée de partir, la seule chose qui semblait le retenir était Sarah. A aucun moment, il n’avait mentionné Serena ni son amour pour elle. Et je pouvais comprendre qu’en la découvrant sous cet angle, et en se retrouvant ainsi « prit au piège » il pouvait peut-être ne plus l’aimer comme avant. Voire plus du tout. Les sentiments changent avec le temps… Et leur amour était peut-être révolu. Je me pinçais alors les lèvres, craignant que ma question lui paraisse trop indiscrète.



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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 22:55

Lindsay & Vitaly : I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy.

« Je sais bien… » Si seulement elle s'était contentée de souffler ces trois petits mots, sans avoir le réflexe de poser sa main sur la mienne, ça aurait été parfait. Sauf qu'elle le fit. Et retira aussi sec ses doigts, m'offrant une étrange sensation d'avoir vécus en réalité, une simple chimère. Mais ce n'était pas le cas. Elle avait vraiment fait ça. Et ce contact semblait m'avoir brûlé la peau. Elle fut donc bien forcée de s'excuser. Ce à quoi je répondis par un bien faible sourire et un haussement d'épaules. C'était frustrant de ne pas pouvoir se permettre le moindre geste de réconfort tout de même. J'en aurais eus bien besoin pour le coup ... Je ne répondis donc rien et me concentrai sur la conversation qui reprit aussitôt. Oui, nous avions déjà parlé de tout ça. Non, aucune solution capable de nous satisfaire tous les deux, n'avait été émise. L'un de nous deux avait toujours quelque chose à redire. Et au final, c'était son idée première qui demeurait en place. Ce qui était vraiment très frustrant, puisque j'étouffais plutôt que de m'épanouir dans cette vie de famille là ... A tel point, que j'étais venu en parler à ma maîtresse, comme si c'était tout à fait normal. Alors que ça ne l'était vraiment pas du tout ... !

« Moui… Je comprends… Je ne sais pas ce que tu attendais exactement de moi, mais si c’était de t’aider à trouver une solution, je crois que je ne vais pas pouvoir faire grand chose de plus… Je ne vois pas ce que je peux te conseiller d’autre, ni même faire pour toi. A part peut-être parler à ma sœur… Ceci dit, je doute un peu de ma capacité à la convaincre d’un tel changement… » Je soupirai doucement et ne pu m'empêcher de lui adresser un regard désolé. J'aurais vraiment du y réfléchir à deux fois avant de venir la voir comme ça, juste sur un coup de tête. Quel idiot je faisais quand même ! « Je sais pas pourquoi c'est vers toi que je me suis tourné ... » Lui avouai-je finalement, en poussant un nouveau faible soupir. Elle allait être agacée par moi à ce rythme là et je ne pourrais que comprendre ça ! « J'ai pas réfléchis. J'avais juste besoin de fuir. » Soupirai-je doucement, en évitant à nouveau de la regarder. « Tu… Tu l’aimes toujours ? » Bon sang, c'était quoi cette question ? Surpris, je redressai vivement la tête pour lui lancer un regard choqué. Ouais, choqué. Surtout parce qu'en réalité, je ne m'étais pas vraiment posé la question jusque là. « Je ne sais plus du tout ... Je n'ai même pas eus le temps de me poser cette question ... Mais vivre sans elle ne me semble pas impossible. Vivre sans Sarah est impensable. »

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 22:56

Vitaly & Lindsay
« I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy. »




Notre histoire appartenait au passé. Il n’était pas question que nous refassions une quelconque erreur. Tout cela était terminé depuis un bon bout de temps désormais et nous étions tous deux conscients qu’aucun dérapage n’était permis. Ainsi, lorsque, machinalement, je posais ma main sur la sienne, je la retirais aussitôt et m’excusais. Certes, il y avait bien pire. Mais je ne voulais aucune ambigüité entre nous. Ce serait bien trop dangereux… C’était aussi pour cela que j’étais allée me changer dès qu’il était arrivé. Autant éviter toute situation trop dangereuse ou tentante… Je fus donc un peu rassurée lorsqu’il répondit à mes excuses par un léger sourire et un haussement d’épaules. Il ne m’en voulait pas. En même temps, cela aurait été stupide. Je n’avais pas fais exprès. Et je ne lui avais pas fait d’avances ou quoi que ce soit du genre. Non… Rien de bien méchant, donc. Je tentais donc d’oublier rapidement cela et me concentrais sur la conversation. S’il n’avait pas réussi à faire changer d’avis ma sœur, je ne voyais pas vraiment en quoi je pouvais lui être utile. Je lui avais fait part de toutes mes idées… Mais je ne voyais plus quoi faire. J’allais tenter de faire entendre raison à ma sœur. Mais je la connaissais suffisamment pour savoir qu’elle ne changerait pas si facilement d’avis. Depuis quand elle laisserait sa petite sœur, n’ayant quasiment pas d’expérience dans la vie, lui dicter ce qu’elle devait faire dans sa vie de famille ? Non, clairement, elle risquait de m’envoyer promener…

« Je sais pas pourquoi c'est vers toi que je me suis tourné ... » A vrai dire, j’avais aussi un peu de mal à comprendre. Pourtant, j’avais essayé de l’aider… Après tout, j’étais la sœur de la principale concernée. Et ce que nous avions vécu, Vitaly et moi, avait été vraiment très fort. Suffisamment pour qu’il sente peut-être désormais le besoin de venir se confier à moi. Etrange sensation d’ailleurs… « J'ai pas réfléchis. J'avais juste besoin de fuir. » J’acquiesçais doucement en levant le regard vers lui. « Il n’y a aucun souci… Tu sais que je suis et serai toujours là en cas de besoin. » lui assurais-je doucement. Et après un bref silence, je laissais parler ma curiosité et lui demandais s’il aimait toujours Serena. Drôle de question, en effet. Mais je n’avais aucune arrière pensée. Ce n’était pas, par exemple, dans l’espoir de le reconquérir. Non. J’avais juste envie de savoir ce qu’il en était désormais. Parce qu’il ne semblait pas vraiment amoureux. Ou du moins, à cet instant là, il ne montrait rien laissant entendre qu’il aimait Serena. A la tête qu’il fit aussitôt, je détournais le regard. J’aurais peut-être pas du en fait… Non, ça ne se pose pas une telle question. Encore moins avec tout ce qui nous liait, Vitaly et moi. « Je ne sais plus du tout ... Je n'ai même pas eus le temps de me poser cette question ... Mais vivre sans elle ne me semble pas impossible. Vivre sans Sarah est impensable. » Je fronçais légèrement les sourcils et hochais doucement la tête. Il semblait voir ma sœur seulement comme ce qui le liait à Sarah. Autrement dit, s’il ne voulait pas quitter Serena, c’était surtout pour ne pas perdre sa fille. « Oui, bien sûr… » répondis-je seulement. Il ne voulait pas abandonner sa fille désormais, cela se comprenait. Et je n’avais pas envie d’insister sur sa relation avec ma sœur… Ce n’était pas mes affaires après tout.



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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 22:59

Lindsay & Vitaly : I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy.

La vie prenait parfois -souvent- une tournure vraiment étrange et inattendue. Et même quand ce n'était pas franchement positif, il fallait faire avec. Etait-ce une si mauvaise chose que cela ? Oui et non. De toute façon, peu importait. L'important dans tout ça, c'était bien d'apprendre à faire avec les aléas de la vie, même les plus désagréables. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ces derniers temps j'avais à faire à pas mal de bas qui m'ennuyaient. A commencer par ma relation avec Serena qui prenait une tournure pour le moins inattendue. Je ne pensais pas qu'elle deviendrait aussi directive pour prendre en main notre famille. Et quelle famille ! Une gamine à laquelle je m'étais beaucoup plus attaché que prévu. Et une épouse qui pensait tout savoir de comment gérer l'ensemble. Le fait est que je n'étais généralement pas d'accord du tout avec elle. En même temps, c'était limite si elle ne me demandait pas de devenir un père au foyer, pendant qu'elle même continuait de monter les échelons dans son entreprise. C'était un peu l'hôpital qui se foutait de la charité pour le coup. Il n'y avait pas d'autre mot pour définir la chose. Et personnellement, je ne pouvais pas en supporter davantage. Raison pour laquelle, à force d'étouffer, j'avais pris la fuite. Et maintenant que j'étais en compagnie de Lindsay, je me sentais moins étouffé. Etrange vu que nous parlions pourtant de ce sujet pour le moins fâcheux. Mais c'était un fait. J'étouffais vraiment moins. Je respirais de nouveau. Et ça faisait un bien fou. Chaque minute passée avec elle, était une grande goulée d'air frais. Peut-être que ça allait un tant soit peu m'aider à reprendre ensuite mon train train quotidien avec Serena. J'osais l'espérer, sans toutefois me faire trop d'espoirs non plus. Il ne faudrait quand même pas que je sois déçu à la fin. Mais espérer ne me ferait pas de mal en fait. L'espoir n'avait, en tout cas, jamais tué qui que ce soit. C'était tout ce qu'il y avait à retenir. Enfin ça et le fait que c'était quand même vers Lindsay que je m'étais tourné. Fait tout à fait bizarre quand on y pense. Et que je ne m'expliquais toujours pas. Et que je ne pouvais pas non plus lui expliquer du coup. « Il n’y a aucun souci… Tu sais que je suis et serai toujours là en cas de besoin. » Je soupirai faiblement et relevai la tête pour poser le regard sur elle, durant quelques longues secondes. Oui en effet, elle serait toujours là. Mais toujours trop loin à mon goût. Physiquement et mentalement. Et qu'on se le dise, cette situation ne me plaisait pas du tout. Mais on ne pouvait rien faire d'autre. Ce n'était pas comme si on pouvait poursuivre notre relation alors que j'étais décidé à faire fonctionner mon mariage désormais. Enfin ça c'était quand je pensais que tout était possible. Maintenant que je voyais Serena sous un nouveau jour, j'avais pas mal envie de fuir tout de même. Le plus vite et le plus loin possible surtout ... « Je ne devrais pourtant pas me tourner vers toi. Vu ... Ce qu'il s'est passé. » Fis-je doucement remarquer, sans entrer dans le détail. Ce n'était pas utile. Elle voyait forcément de quoi je voulais parler ...

Alors que le silence venait de reprendre ses droits dans la pièce, je fus désarçonné par une question que me posa Lindsay. Est-ce que j'étais toujours amoureux de sa soeur aînée ... Quelle étrange question tout de même. Surtout venant d'elle, vu que quand même ce n'était pas une chose qu'elle avait besoin de savoir. Surtout vu ce que nous avions vécu tous les deux, durant de longs mois. Beaucoup de mois. Des mois parfaits. Incroyables. Les plus beaux de ma vie. Et j'avais plus de trente ans alors ça signifiait quand même énormément à l'échelle de ma vie. Lindsay était la seule personne à avoir su me rendre heureux. Et ça, ce n'était quand même pas rien. Enfin maintenant il y avait également Sarah. Mais ça, c'était une autre affaire tout de même. On ne pouvait pas faire de comparaison. Et puis elle me rendait heureux d'une toute autre façon. D'ailleurs, je ne pouvais maintenant plus imaginer ma vie sans elle. Ce que je répondis d'ailleurs à Lindsay, plutôt que d'affirmer que j'étais ou non amoureux de sa soeur. Ca, ça restait tout de même une autre histoire, également. « Oui, bien sûr… » Je souris faiblement et détournai encore une fois le regard, demeurant silencieux durant de longues secondes. Définitivement, je n'aurais pas du venir ici. Surtout pas en sachant que c'était bien elle que je souhaitais voir et non pas ses parents ou juste l'un d'eux. J'avais vraiment agis en irréfléchis, stupide comme je savais si bien l'être. Pourquoi avoir fais un truc pareil ? Je ne trouverais jamais de réponse à cette question. Je m'étais contenté de venir sans me poser plus de question que ça, voilà tout. « Mais notre mariage aura une fin, maintenant c'est certain. » Finis-je par soupirer, regarde songeur perdu dans le vague. Que notre fille soit maintenant de la partie, ne changerait rien à la donne. je ne pouvais pas demeurer toute ma vie aux côtés de sa mère, juste pour son bonheur à elle. Je ne pouvais pas décider de me rendre définitivement malheureux, pour elle. Ou pour qui que ce soit d'autre non plus d'ailleurs. Je ne tenais pas à faire passer mon bonheur avant celui de tout le monde, juste pour dire de. C'était bien parce que là, la chose prenait une tournure qui ne me plaisait pas le moins du monde. J'étais vraiment à bout de souffle dans ce mariage. Et ce n'était plus possible. « Tu penses qu'elle serait capable de partir avec notre fille, si j'émettais l'idée qu'on se sépare ? » Demandai-je finalement, sans faire dans la dentelle. Même si je n'étais pas certain que Lindsay puisse avoir les réponses à ces questions là. J'en doutais même sérieusement. Elle avait beau connaître sa soeur mieux que personne, elle devait elle même être surprise par ses réactions et comportements depuis quelques temps. Il faut dire que je l'étais également beaucoup. Que je ne pensais pas qu'elle deviendrait à ce point étouffante, soit disant pour que notre famille fonctionne. Le fait est que le résultat n'était pas tout à fait positif, malheureusement. Que maintenant, j'éprouvais juste l'envie de fuir ... Et le plus vite possible.

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 22:59

Vitaly & Lindsay
« I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy. »




J’étais vraiment surprise par les dires de Vitaly. Le comportement de ma sœur était vraiment très surprenant… A vrai dire, j’avais déjà remarqué quelques changements ces derniers temps, mais jamais je n’aurais imaginé que cela pouvait être aussi important. Et encore moins qu’elle en demanderait autant à Vitaly… A croire qu’elle avait déjà oublié qu’à une époque, il ne voulait pas de cet enfant et avait failli partir. J’aurais cru qu’elle endosserait davantage son rôle de mère, et laisserait Vitaly un peu plus libre puisque, justement, devenir père n’était pas son premier désir. A l’inverse, d’après Vitaly, c’était presque elle qui faisait passer sa carrière avant son enfant. Mais soit. Chacun voit midi à sa porte, non ? Et je ne pouvais pas juger Serena… Le fait était que cette vie ne convenait pas à tout le monde et que Vitaly semblait sur le point de péter un plomb. Oui, vraiment. Sinon, il ne serait pas venu me voir, c’était évident. C’était bien la preuve qu’il y avait un problème ! Parce que c’était tout de même étrange qu’il vienne se confier à moi sur son mal-être. Surtout qu’il n’y avait plus rien entre nous… Si encore, notre liaison était toujours d’actualité, j’aurais pu comprendre mais là… Son comportement était presque inconscient. Venir voir son ancienne maîtresse tandis que sa vie de famille l’étouffe… C’était vraiment risqué. Et s’il n’avait pas gardé ses distances comme il le faisait, j’aurais cru qu’il venait dans l’espoir de trouver un tout autre type de réconfort dans mes bras. Mais, le voyant aussi perdu, je ne pu que lui faire remarque que je serais toujours là pour lui, s’il avait besoin. Enfin, là de manière « amicale ». L’idée n’était absolument pas que nous reprenions notre liaison… « Je ne devrais pourtant pas me tourner vers toi. Vu ... Ce qu'il s'est passé. » Oui, évidemment, c’était quand même préférable qu’il se tourne vers quelqu’un d’autre. Vers quelqu’un avec qui il n’avait pas couché et surtout, avec qui il ne risquerait pas d’avoir une liaison. Parce que de toute évidence, s’il décidait de vraiment se tourner vers moi, nous aurions sans doute tous deux à faire bien des efforts pour ne pas craquer une nouvelle fois.

Et puis, après un bref silence, je me lançais et lui posais une nouvelle question. LA question. Celle qui me trottait dans la tête depuis qu’il était là. Est-ce qu’il aimait toujours ma sœur ? C’était sans aucune arrière pensée. Evidemment. S’il me répondait non, je n’allais pas pour autant lui sauter dessus et l’inciter à divorcer pour se mettre avec moi. C’était juste pour savoir… De la façon dont il me disait les choses, j’avais l’impression que ce n’était plus le grand amour. Et peut-être même qu’il n’y avait plus d’amour du tout. Ce qui expliquerait aussi pourquoi il se sentait si mal. Et même si je posais cette question innocemment, je savais que sa réponse ne me laisserait pas de marbre. S’il l’aimait toujours, j’en prendrais un coup. Et s’il ne l’aimait plus, je ne pourrais m’empêcher d’imaginer que cela aurait pu donner entre nous… Ainsi, quand il mentionna Sarah pour contourner la question, je n’insistais pas. De toute façon, c’était sa vie privée et il n’était pas obligé de répondre à une telle question. « Mais notre mariage aura une fin, maintenant c'est certain. » déclarait-il finalement, après un bref silence. Cette déclaration ne me surprit pas vraiment d’ailleurs. Je soupirais vaguement et hochais doucement la tête, sans rajouter quoi que ce soit. Que répondre à ça ? Tant qu’il était heureux, c’était l’essentiel. Et je n’avais pas l’impression que, restant avec Serena, il parviendrait à l’être. « Tu penses qu'elle serait capable de partir avec notre fille, si j'émettais l'idée qu'on se sépare ? » Je levais le regard vers lui et fis une petite moue songeuse… Je n’en savais trop rien à vrai dire. Tout dépendait de la manière dont se faisaient les choses, sans doute. Quoique… J’avais l’impression de ne plus reconnaitre ma sœur. Alors je n’étais plus vraiment sure de pouvoir anticiper ses réactions. Encore mois dans un tel contexte. « Je ne sais pas… Enfin, je ne sais plus… J’ai du mal à imaginer qu’elle puisse être aussi monstrueuse. Et quoi qu’il en soit, c’est ta fille. Elle ne peut pas t’interdire de la voir ou tout bonnement partir avec elle. En cas de divorce, il y aurait sans doute une garde alternée… Tu ne serais pas totalement séparé d’elle. » soumettais-je en posant mon regard sur lui. Là, par contre, j’étais sacrément surprise de le voir aussi attaché à sa fille et inquiet à l’idée de ne plus la voir. Comme quoi, malgré des réticences, il faisait un très bon père.



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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 23:01

Lindsay & Vitaly : I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy.

Je ne doutais pas un seul instant quant au fait que Lindsay devait véritablement tomber des nus. Jamais elle n'avait du s'imaginer que sa grande soeur puisse devenir une véritable tyran. Et encore, heureusement qu'elle ne l'était finalement qu'avec moi. Pas sûr que ses proches l'auraient reconnue s'ils l'avaient vu dans la vie de tous les jours. J'étais moi même très surpris par tant de changements de son côté. Je ne pensais pas qu'elle saurait être ainsi. Même si, d'un côté, on ne pouvait pas non plus dire qu'elle était d'un naturel à se laisser aller ou marcher sur les pieds moins encore. Elle était déjà assez directive en temps normal et aimait quand les choses allaient en son sens. Pour autant, j'étais parvenu à canaliser ça pendant toutes ces années de mariage et je ne pensais pas qu'elle pourrait finalement devenir pire que tout. J'étais tellement surpris, que je ne savais pas du tout comment réagir en fin de compte. J'étais bien trop surpris pour cela en gros. Et la laissait donc un peu trop mener la danse, en la regardant faire avec stupéfaction. Je n'aurais sans doute pas du dans le fond. J'aurais du l'interrompre avant que les choses n'aillent trop loin. Mais je n'y étais pas parvenu. Je m'étais contenté de suivre ses directives sans rechigner. Parce que je pensais que notre mariage en valait véritablement le coup. Et parce que j'étais vraiment persuadé que Serena savait mieux que moi ce qui était le mieux pour notre enfant. J'étais maintenant pleinement conscient de l'erreur que j'avais commis. Et, oui, je le regrettais sincèrement. Mais on ne pouvait faire marche arrière et revenir sur tout cela. Ce qui était fait était fait de toute façon. Aujourd'hui j'étais au bord de l'implosion et je ne le cachais plus. Enfin, si, je parvenais encore à me contenir pour ne pas exploser à la tronche de Serena. Pas qu'elle ne méritait pas que je pousse une petite beuglante ... Mais tant que je pouvais me contenir, j'essayais de le faire. C'était important me semblait-il, que d'éviter pareilles histoires. Mais de toute évidence j'étais en train de bien empirer mon cas, vu que je m'étais tourné vers Lindsay sans trop réfléchir. Je le regrettais un tout petit peu maintenant, je devais bien l'admettre. Pour autant, je ne me voyais pas fuir comme un lâche ni rien. Maintenant que j'étais là ... Même si ça ne serait pas une si mauvaise idée que ça. Je n'aurais jamais du venir. Et à la limite, je dirais même qu'elle aurait du me virer sans aucune hésitation ni rien. Mais je ne pouvais pas lui reprocher de ne pas l'avoir fait, la pauvre. Elle se montrait juste gentille avec moi qui ne méritait pourtant pas tant. J'étais toujours le plus responsable de nos agissements passés, selon moi. Et rien ni personne ne saurait me faire changer d'avis à ce sujet ! Pourtant, Lindsay avait tenté cela durant des semaines, justement quand on entretenait notre relation tout à fait interdite. Et si je n'avais pas changé d'avis à ce moment là, ce n'était vraiment pas pour le faire maintenant. J'en étais peut-être même plus sûr que jamais en fin de compte. Et je savais que si je le lui disais, elle risquait de me remettre à ma place. Donc, j'allais me taire.

Elle même choisit cet instant pour demeurer silencieuse. Pendant un bon moment. Et quand elle reprit la parole, ce fut pour me poser une question qui eut le don de me stupéfier. Est-ce que j'aimais encore Serena ? En voilà une bonne. D'autant plus que je n'étais pas certain qu'il soit bon que je lui dise la réponse. La vraie. Quoi que je n'étais moi même plus sûr de grand chose en fin de compte. Est-ce que je l'aimais ou non. Est-ce que j'étais toujours sûr de vouloir faire ma vie avec elle. Est-ce que je me voyais continuer à ce rythme là, à ses côtés. Tant de choses qui commençaient à se bousculer dans mon esprit et à ne pas vouloir se transformer en réponses dignes de ce nom qu'elle serait susceptible d'accepter comme telle. Je n'étais plus sûr de rien. Et cela se ressentit bien à ma réponse, je n'en doutais pas. J'ignorais si mon avenir à ses côtés allait ou non se faire. J'étais beaucoup trop perdu pour pouvoir être tout à fait certain d'une chose pareille, malheureusement. Mais pour sûr, j'allais réfléchir avant d'agir. Impossible que je me précipite sur un coup de tête juste comme ça. Ne serait-ce que pour Sarah qui ne méritait pas de voir ses parents se déchirer à tout bout de champ. C'était sans doute en grande partie pour ça que je n'étais pas encore parti d'ailleurs. Ce fut à mon tour d'interroger Lindsay. Pour une question dont elle ignorait très certainement la réponse et j'en étais parfaitement conscient. Mais tant pis, je la lui posais quand même. Juste pour avoir son avis propre sur la question qui me tourmentait de plus en plus. « Je ne sais pas… Enfin, je ne sais plus… J’ai du mal à imaginer qu’elle puisse être aussi monstrueuse. Et quoi qu’il en soit, c’est ta fille. Elle ne peut pas t’interdire de la voir ou tout bonnement partir avec elle. En cas de divorce, il y aurait sans doute une garde alternée… Tu ne serais pas totalement séparé d’elle. » Je soupirai doucement et eus un faible sourire, gardant le silence pendant un bon moment. Avant de hocher lentement la tête de gauche à droite. « On est déjà divorcés. » Lui fis-je remarquer avec douceur. « Les papiers étaient signés avant qu'on ne décide de se redonner une chance. » Expliquai-je ensuite. D'ordinaire, les divorces traînaient en longueur et c'était vite ennuyeux, compliqué et ça représentait un gouffre financier. Mais ce coup ci, c'était allé presque trop vite puisque finalement dans la foulée on s'était retrouvés. D'un côté, ce n'était pas plus mal vu qu'aucun de nous deux n'avait eut à donner de l'argent à l'autre. « Et ce qui m'inquiète, c'est qu'elle était tout à fait prête à filer en Angleterre avec notre enfant, quand je ne savais pas encore si je voulais ou non reconnaître Sarah et l'accepter. » Ajoutai-je doucement. Maintenant j'ignorais si elle le ferait ou pas puisque j'avais bel et bien fini par accepter Sarah. Et pas qu'un peu vu comme je l'aimais et tenais à elle désormais. Mais j'ignorais complètement ce qu'il se passait dans la tête de Serena et c'était bien là que se trouvait le fond du problème. Je ne savais plus rien ...

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Lindsay J. Livingston

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 23:02

Vitaly & Lindsay
« I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy. »




Depuis quelques temps, je m’étais éloignée de Serena. A vrai dire, j’avais du mal à faire comme si de rien n’était, alors que j’avais eu une liaison avec son mari. Je n’aimais pas lui mentir et craignais qu’elle se doute de quelque chose. Elle me connaissait beaucoup trop bien pour arriver à savoir quand j’étais sincère et quand je ne l’étais pas. J’avais donc préféré prendre un peu mes distances pour éviter d’avoir à jouer ce double jeu. Mais malgré tout, elle s’était aperçue de quelque chose. Oui, elle avait vu que quelque chose clochait et que je m’éloignais d’elle. Mais elle était loin d’en imaginer la cause… J’avais fini par la remettre à sa place, tandis qu’elle tentait de me faire comprendre ce qui était bien pour moi ou ne l’était pas. Et surtout QUI était bien pour moi ou pas. Car, pour éviter tout soupçon, j’avais du laisser entendre que j’étais attirée par quelqu’un. Quelqu’un que Serena n’appréciait pas, malheureusement. Cela avait donc provoqué quelques tensions entre nous… Et de toute évidence, cela avait creusé le fossé qui se faisait peu à peu entre nous. Rien de bien méchant cependant. Nous étions tout de même en bons termes. Juste un peu moins complices qu’avant… Ce qui, dans le fond, n’était pas plus mal. J’aurais vraiment trop culpabilisé en repensant à ce que Vitaly & moi avions fait, lorsque j’aurais été en sa compagnie. C’était déjà assez difficile comme ça. Et la voir moins souvent m’avait empêché de voir ce changement d’attitude, depuis qu’elle était mère… J’avais cru voir certains changements, mais beaucoup plus légers que ce que me décrivait Vitaly. A croire que ma sœur s’était véritablement transformée… Et je n’étais visiblement par la seule surprise par un tel revirement de situation. Si Vitaly était là, ce n’était pas pour rien…

Ce fut pour cela que je ne le fis pas partir. J’avais vite compris que quelque chose n’allait pas. C’était une évidence, sinon, il ne serait jamais venu me voir. Nous deux, c’était du passé. Et nous étions tous deux adultes, capables de se voir de manière innocente. Comme là. D’ailleurs, jusqu’à présent, rien ne laissait voir que nous avions été amants. Et nos attitudes étaient exemplaires. C’était presque fou de voir qu’en fait, nous étions vraiment capables de nous tenir, alors que nous n’étions que tous les deux. Tout était vraiment sérieux là. Le sujet l’était aussi d’ailleurs… Je fis donc de mon mieux pour l’aider à trouver une solution et pour répondre à ses interrogations même si, clairement, je n’allais pas pouvoir l’aider totalement. Je n’étais même pas sûre de pouvoir l’aider tout court. « On est déjà divorcés. Les papiers étaient signés avant qu'on ne décide de se redonner une chance. » Ah oui, c’est vrai. J’avais complètement oublié. Tout cela me passait un peu au dessus, et je n’avais pas vraiment suivi leur divorce. Et comme ils s’étaient rapidement remis ensemble, j’avais cru qu’ils n’avaient pas été au bout des démarches… « Oui, c’est vrai… J’avais… oublié. » Ce que je n’avais pas oublié, par contre, c’était que cette deuxième chance qu’ils s’étaient donné, avait marqué la fin de notre liaison. Certes, c’était plus ou moins d’un commun accord… Mais tout de même ! J’avais voulu mettre fin à notre liaison pour qu’il puisse pleinement retrouver ma sœur… Si j’avais su qu’il finirait par envisager de la quitter à nouveau, je n’aurais pas fait tout ça. C’était totalement absurde. Mais ce qui était fait était fait… « Et ce qui m'inquiète, c'est qu'elle était tout à fait prête à filer en Angleterre avec notre enfant, quand je ne savais pas encore si je voulais ou non reconnaître Sarah et l'accepter. » Mais les choses étaient un peu différentes, non ? Là, il ne s’agissait pas d’abandonner Sarah. Juste de quitter Serena. Mouais… Pas sûre que ça change grand chose, finalement. « Tu l’as reconnue, non ? Si d’un point de vue juridique, elle est ta fille, tu dois pouvoir en avoir au moins la garde partielle, non ? Elle ne peut pas juste se volatiliser comme ça et t’empêcher de voir Sarah ! » soumettais-je en essayant de rester positive et de réconforter Vitaly.




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R. Vitaly James-O'Neil

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 23:03

Lindsay & Vitaly : I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy.

Ma situation n'avait vraiment plus grand chose de simple. Et c'était ainsi depuis une éternité au moins, me semblait-il. Et ce n'était pas qu'une impression. Ca faisait maintenant plus d'un an que j'avais un peu de mal à gérer l'ensemble de ma vie, puisque je ne pouvais prévoir ce qui risquait encore et encore, de me tomber sur le coin du nez. >Tout ça avait commencé quand ma relation avec Lindsay avait prit un tournant tout simplement interdit. Pire qu'interdit à ce compte là, même ! Enfin ... Ce qui était fait, était fait. On ne pouvait revenir en arrière. Et de toute façon, je ne le souhaitais pas le moins du monde. Soit, je me rendais compte que mes sentiments pour Lindsay n'étaient pas totalement partis, maintenant que j'étais en sa présence. En même temps, ça n'avait strictement rien d'étonnant, vu comme j'avais pu l'aimer. D'ailleurs, je continuais de me dire que venir ici avait été une très mauvaise idée. Pour autant, je ne parvenais pas à le regretter tout à fait. J'étais heureux de la voir et de pouvoir passer un peu de temps en sa compagnie. Même si je regrettais d'avoir fais cette bêtise, pendant un bon bout de temps. Quoi que ce n'était pas comme si on faisait quoi que ce soit de mal après tout. Mais j'avais beau me dire ça, je ne pouvais m'empêcher de culpabiliser un peu. Et pas du tout vis à vis de Serena. Vu son comportement de ces derniers temps, j'avais beaucoup de mal à culpabiliser à propos de quoi que ce soit. Non, je ne pouvais pas franchement m'en vouloir d'avoir 'profité' si l'on puis dire, avant de me retrouver totalement étouffé de la sorte, dans une relation qui n'avait très certainement pas le moindre avenir. J'aurais du m'en rendre pleinement compte beaucoup plus tôt. Enfin je m'en étais rendu compte, ça oui. Mais je ne m'étais jamais vraiment fais à l'idée. Je pensais encore, à cette époque, que Serena était parfaite pour le rôle d'épouse d'un PDG d'une grande entreprise. Maintenant, je n'étais plus sûr de rien du tout vu la façon qu'elle avait d'agir. Et sa vision d'un couple et d'une famille. Pour conclure, nos visions étaient tout à fait divergentes. Aucune chance pour que l'on puisse encore trouver un terrain d'entente, au vu de nos dernières conversations à ce sujet. Le fait est que rien ne semblait pouvoir correspondre. Nous n'étions d'accord sur rien du tout. Encore un peu et elle allait me demander de devenir père au foyer. Non ! Tout simplement non ! Pas moi. Jamais ! Est-ce que j'avais la gueule de l'emploi, sans déconner !? « Oui, c’est vrai… J’avais… oublié. » Moi je n'avais pas du tout oublié ça contrairement à elle. En fait, il y avait pas mal de choses que je ne risquais pas d'oublier. Mais surtout des choses qui la concernaient elle. Ce qui, autant le dire, n'allait pas du tout. « Ce sera toujours ça de moins à faire. » Soupirai-je avec une lassitude cuisante et grandissante de jour en jour. Pour ne pas dire, carrément d'heure en heure !

Dans toute cette histoire, c'était surtout pour Sarah que je m'inquiétais. Je ne supporterais pas de la perdre. Elle était devenue ma vie, sans aucune exagération de ma part ! Or, je sentais Serena tout à fait capable de s'en aller avec notre fille. Peut-être que je me trompais complètement. Après tout, quand elle envisageait de quitter le pays avec elle, c'était justement parce que je ne me sentais pas tout à fait capable d'assurer mon rôle de père et de reconnaître ma fille comme telle. Mais maintenant que les choses étaient bien posées et qu'il était évident que je savais être un bon père pour notre enfant, peut-être qu'elle y réfléchirait à deux fois avant de faire une telle connerie. Non ? J'osais vraiment espérer que oui. Parce que je n'étais pas certain de pouvoir me relever d'une telle perte. Sarah était ma fille, mon sang, ma vie. Je ne pensais pas être capable d'être un bon père. Et pourtant, je me surprenais à très bien savoir jouer ce rôle. A croire qu'en fait je n'attendais inconsciemment que ça depuis toujours ou presque. En tout cas, il était certain que pour moi il était trop tard pour faire marche arrière et apprendre de nouveau à vivre sans ma fille. « Tu l’as reconnue, non ? Si d’un point de vue juridique, elle est ta fille, tu dois pouvoir en avoir au moins la garde partielle, non ? Elle ne peut pas juste se volatiliser comme ça et t’empêcher de voir Sarah ! » Je souris un peu et posai un regard attendri malgré moi, sur son visage. Lindsay et son jeune âge. Lindsay et sa candeur. Lindsay. « Il y a donc toujours ce petit quelque chose de naïveté en toi ... » Remarquai-je sur un ton tendrement taquin. Soit. Je ne me comportais pas correctement. Je ne devrais pas vouloir plaisanter avec elle ni me sentir assez à l'aise pour la taquiner comme j'étais en train de le faire. Mais au vu de notre passé, je ne pouvais pas m'en empêcher. Le fait est que les sentiments étaient toujours là et que les habitudes avaient vraiment la vie dure les bougres ! « J'ignore complètement de quoi est capable Serena, ou non. Je sais seulement qu'elle a déjà souvent envisagé l'idée de tout plaquer pour aller refaire sa vie ailleurs. » A la rigueur, je préférais encore la voir s'en aller en me laissant notre fille. Mais ça, c'était vraiment égoïste et monstrueux vis à vis de Sarah, non ? Elle ne pouvait pas non plus grandir sans sa mère. Je ne pouvais que l'admettre. Et être gêné d'avoir osé avoir de telles pensées en tête ! « Dans tous les cas, ça ne peut plus continuer. » Soupirai-je doucement en penchant légèrement la tête en avant et en glissant une main dans mes cheveux en signe d'agacement et de fatigue. Etats d'âme constant chez moi depuis plusieurs semaines maintenant. Depuis quelques temps avant la naissance de Sarah, pour être plus précis. Puisque c'était à partir de là que Serena avait commencé à faire vraiment n'importe quoi, à mon goût.

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Lindsay J. Livingston

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 11 Oct - 23:04

Vitaly & Lindsay
« I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy. »




Je n'avais pas mon mot à dire dans leur vie de couple. Je ne pouvais donc pas tout bonnement aller voir Serena et lui dire qu'elle n'agissait pas de manière à sauver leur couple. Elle le prendrait d'ailleurs certainement mal... Depuis quand sa petite sœur pouvait lui donner des leçons ? Pourtant, à sa place, j'aurais été sacrément contente que Vitaly reste. Au vu de ce qu'il me racontait, j'avais l'impression qu'elle n'avait pas conscience de la chance qu'elle avait. Il était resté. Il avait finalement décidé d'assumer cet enfant, alors qu'il avait réellement été à deux doigts de laisser filer Serena et leur enfant. Elle aurait donc pu se retrouver mère célibataire, sans doute obligée de mettre un temps son boulot de côté afin de s'occuper du bébé... Et clairement, sa situation n'aurait pas été aussi aisée et agréable que ce qu'elle avait actuellement, auprès de Vitaly. Et puisque ce dernier avait semblé si hésitant à l'idée de devenir père, je lui aurais, si j'avais été à la place de ma sœur, demandé juste le minimum. C'était déjà bien qu'il soit resté. Pas question de le faire fuir en l'effrayant. Je me disais que, s'il était finalement resté, ce n'était pas pour autant qu'il se sentait pleinement à l'aise dans son rôle de père. Ce n'était pas son désir premier. Et ce n'était pas un désir du tout pour lui. Alors je trouvais un peu culotté et exagéré, de la part de ma sœur, de lui en demander autant. Surtout qu'elle semblait lui refiler Sarah pour pouvoir, elle, se consacrer à son travail. C'était le monde à l'envers ! Non, clairement, je plaignais Vitaly. Le pauvre n'avait rien demandé... Il avait juste tenté de sauver son mariage. Et avait fait l'effort, presque surhumain, d'assumer cette paternité. Et le voilà maintenant prit au piège d'une vie beaucoup trop cadrée pour lui. Je ne comprenais vraiment pas ma sœur. Ne voyait-elle pas qu'il n'était pas heureux ? Elle était avec lui depuis des années, elle devrait voir cela. Mais non. Alors que moi, j'en étais bien consciente. Et contrairement à elle, je n'avais passé que quelques mois avec Vitaly. Et encore, on ne se voyait que ponctuellement... C'était totalement fou qu'elle ne réagisse pas. Elle n'avait donc pas peur de le perdre ? Et puis, si elle l'aimait vraiment, elle ne le laisserait pas ainsi, malheureux... « Ce sera toujours ça de moins à faire. » Alors, il était vraiment dans l'optique de se séparer d'elle ? En même temps, si ce qu'il me disait était vrai, sans la moindre exagération, c'était sans doute la meilleure solution. L'essentiel était qu'il soit heureux. Et que Sarah ne soit pas trop au milieu de tout ça. Elle était encore petite et n'aurait pas conscience des événements... C'était donc peut-être préférable que la séparation se fasse prochainement. Plus elle serait grande, plus elle risquait d'être mêlée à cela. Et ce n'était franchement pas une bonne idée.

Vitaly me fit ensuite part d'une de ses inquiétudes. Et elle concernait Sarah. C'était parfois étrange, de le voir aussi aimant et protecteur envers elle, alors que quelques mois auparavant, il ne voulait pas d'elle... Quoi qu'il en soit, il semblait vouloir la garder auprès de lui. C'était évident. Maintenant qu'il assumait son rôle de père, il n'avait pas envie qu'on le prive de sa fille. Logique et tout à fait normal. Mais je doutais tout de même un peu du fait que Serena pourrait réellement partir avec sa fille. A l'époque où Vit' n'était pas certain de vouloir de cet enfant, je pouvais le concevoir... Mais là, non ! C'était aussi pour le bien de Sarah ! Et même si l'attitude de ma sœur n'était pas des mieux, j'osais croire qu'elle était suffisamment intelligente pour ne pas éloigner Sarah de son père. Je mentionnais alors le fait qu'il en était le père et que d'un point de vue juridique, il pouvait sans doute faire quelque chose contre Serena, si elle décidait de foutre le camp avec sa fille. « Il y a donc toujours ce petit quelque chose de naïveté en toi ... » Je me figeai un instant et plantais mon regard dans le sien. Le ton qu'il venait d'utiliser me fit vaguement frissonner. A vrai dire, ce qu'il venait de dire, de ce ton tendrement taquin, me rappelait notre liaison. Il avait toujours trouvé cette naïveté attendrissante... Et cela faisait vraiment longtemps qu'il n'avait pas utilisé ce ton taquin. Pas depuis que nous avions rompu. Alors aussitôt, de nombreux souvenirs apparaissaient, me déstabilisant légèrement. Je détournais ensuite le regard, m'arrêtant malgré moi quelques brèves secondes sur ses lèvres. « J'essaie juste de positiver... » Oui, j'avais envie de croire que tout n'était pas perdu pour lui. Et qu'il existait une solution pour que, si Serena décidait vraiment de partir, il puisse quand même voir Sarah. « J'ignore complètement de quoi est capable Serena, ou non. Je sais seulement qu'elle a déjà souvent envisagé l'idée de tout plaquer pour aller refaire sa vie ailleurs. » Je soupirais à cette révélation. Il était vraiment mal barré... « Quitte à laisser Sarah vivre loin de son père, tu crois ? » demandais-je en ayant quand même du mal à l'imaginer agir ainsi. « Dans tous les cas, ça ne peut plus continuer. » J'acquiesçais vivement, bien consciente qu'il fallait que les choses changent. « Oui, tu ne peux pas rester ainsi... L'important, c'est que tu finisses par être heureux... » remarquais-je, en me gardant bien de lui dire que j'étais un peu inquiète de le voir autant à bout. « En attendant, je vais proposer à Serena de garder Sarah quelques heures dans la semaine... Ça te laissera souffler un peu. » déclarais-je avec un léger sourire en guise de réconfort.




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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Dim 12 Oct - 20:27

Lindsay & Vitaly : I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy.

Si on m'avait dit, quelques mois plus tôt, que je serais un jour aussi gaga de ma fille, j'aurais très certainement ris pour toute réaction. Sans même prendre la peine de nier, tant il semblait évident que ce fait était totalement impossible venant de moi. J'étais bien la dernière personne qui aurait pu imaginer qu'un jour je serais capable de ça. Mais les faits étaient là. Pour sûr que j'adorais ma fille. Je l'aimais plus que tout au monde devrais-je même dire. Mais pour son bonheur, je n'étais pas prêt à supporter la vie que je menais désormais aux côtés de Serena. D'un côté, elle serait bien plus heureuse avec des parents séparés, qu'avec des parents qui passaient leur temps à s'étouffer et se détruire l'un et l'autre. Parce que, oui, moi je me sentais totalement détruit par cette relation qui m'étouffait chaque jour un peu plus. Et le pire dans tout ça, c'était sans doute le fait que mon épouse ne semblait même pas se rendre compte de quoi que ce soit. C'était à croire que tout ça était tout à fait normal et naturel. Qu'il n'y avait rien d'étrange dans le fait de me diriger comme elle le faisait. Comme une mère qui étouffait son mioche en vérité. C'était insupportable. Je savais que je n'allais pas pouvoir l'accepter indéfiniment. Mais en même temps, que pouvais-je y faire ? Si ce n'est nous séparer ... ? Eh bien rien d'autre que ça. Ca me semblait être de plus en plus évident désormais. A mesure que le temps passait, moi j'en venais à conclure qu'il était temps que je passe à autre chose en mettant fin à ce mariage. Je n'étais même pas certain d'être encore amoureux de mon épouse, tant les choses avaient prit une tournure presque dramatique. Et elle, est-ce qu'elle pouvait encore assurer à haute voix, qu'elle m'aimait encore ? Je n'étais plus sûr de ça non plus. Ce qui, en soit, était vraiment dingue. Parce que fut un temps où elle ne jurait justement que par moi. Enfin ainsi allait la vie de toute évidence. Certaines choses n'étaient certainement pas faites pour durer toute la vie. Même si on avait tenté de se faire croire à l'un et à l'autre, que si, c'était encore possible. Venir voir Lindsay, n'était clairement pas la meilleure idée que j'avais eus, de toute ma vie. Loin de là même. C'était sans aucun doute la pire ! Surtout en sachant que je ressentais toujours la même chose pour elle. Constat que je m'étais fais surtout en me retrouvant devant elle, quelques instants plus tôt. Je n'aurais vraiment pas du venir. Surtout que je finis par jouer avec le feu, pour ne pas changer. Quelle idée ... Mais je ne m'en rendis compte que lorsqu'elle réagit plus ou moins, en se figeant sur place. Mince. J'aurais mieux fait de me taire !

« J'essaie juste de positiver... » Je souris quelque peu et hochai la tête de haut en bas. Oui en effet, elle essayait de positiver. C'était tout à fait son genre ça. Mais je ne risquais vraiment pas de m'en plaindre. C'était une chose que j'aimais beaucoup chez elle. Ce n'était pas que de mon côté j'étais du genre à être tout à fait pessimiste et tout ça. Mais ça ne pouvait quand même que faire un bien fou d'avoir en face de soit une personne aussi positive. Peut-être trop pour son propre bien à elle. Parce qu'elle risquait de tomber de très haut, trop souvent, et de forcément finir totalement blessée. Ce que je ne pouvais évidemment pas lui souhaiter ! Ce qui pouvait quand même encore m'empêcher de faire une grosse connerie vis à vis de Lindsay, c'était bien le fait que nous discutions de sa soeur aînée. Sujet sensible et délicat qui ne risquait pas de me faire penser à d'autres choses pour le coup. « Quitte à laisser Sarah vivre loin de son père, tu crois ? » Ca, franchement, je ne savais plus du tout. Fut un temps où elle l'aurait fait sans la moindre hésitation. Mais c'était bel et bien parce qu'à l'époque, je n'étais pas sûr d'être prêt et de vouloir éduquer ma fille et la voir grandir. Mais à l'heure d'aujourd'hui, qu'en était-il ? Je ne voulais clairement pas la perdre ! « Je ne sais plus ... » Avouai-je en affichant un air tout à fait las. Le seul que je semblais exprimer depuis quelques temps maintenant. J'étais las de bien des choses, de façon constante ou presque. « Je ne reconnais plus Serena. » Ajoutai-je en me forçant à afficher un mince sourire. Pas très convainquant, soit. Mais c'était le seul sourire que j'étais encore capable d'afficher pour le moment. Elle allait donc devoir se contenter de ça ! « Oui, tu ne peux pas rester ainsi... L'important, c'est que tu finisses par être heureux... En attendant, je vais proposer à Serena de garder Sarah quelques heures dans la semaine... Ça te laissera souffler un peu. » Être heureux. Voilà qui serait génial, en effet. Mais je doutais vraiment de pouvoir l'être de nouveau, en vivant aux côtés de Serena. Elle n'était pas mauvaise le moins du monde, bien entendu. Je ne pourrais jamais affirmer une chose pareille. Mais clairement, elle ne me rendait plus heureux ... « Elle voudra sans doute qu'on profite de ces quelques heures pour se retrouver elle et moi. » Lui fis-je remarquer sur un ton assez ironique. « Je préfère autant éviter ça ... » Lui avouai-je ensuite, sans détour.

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Lun 13 Oct - 10:24

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Serena avait toujours vu Vitaly comme l’homme de sa vie. Il avait été, clairement, son plus grand amour. Oui, vraiment, elle ne jurait que par lui et semblait vraiment persuadée du fait qu’il était l’homme qu’il lui fallait. En tout cas, elle l’avait toujours présenté ainsi. A tel point que, malgré ce qu’il y avait pu y avoir entre Vitaly et moi, j’étais persuadée qu’ils allaient rester ensemble. Ma sœur avait – à une époque – vraiment tout fait pour avoir Vitaly à ses côtés. Oui, l’amour qu’elle lui portait crevait les yeux. Et j’avais du me rendre à l’évidence ; ils étaient fait l’un pour l’autre. Même Vit’ semblait vraiment tenir à elle, puisqu’il avait tenté de maintenir leur mariage en l’état lorsque ce dernier commençait à battre de l’aile. Leur union était donc devenue une évidence pour tout le monde. Ainsi, j’étais vraiment surprise par les dires de Vitaly. J’avais du mal à imaginer que ma sœur, après tout ce qu’elle avait fait pour garder Vitaly à ses côtés et étant donné l’amour immense qu’elle semblait – à une époque – lui porter, puisse réellement agir ainsi. Ne se rendait-elle pas compte qu’il était malheureux ? Par sa faute ? Son attitude était vraiment décevante. Et déconcertante… J’avais vraiment de la peine pour lui. Il n’avait rien demandé et se retrouvait presque avec un tyran en guise de femme. Et l’idée qu’ils puissent se séparer me parut alors tout à fait plausible. Oui, Vitaly semblait réellement à bout, prêt à mettre un terme à leur union. C’était peut-être la meilleure chose à faire… Et j’étais totalement neutre. Aucune arrière pensée là derrière. Je n’espérais pas récupérer Vit’ ou quelque chose du genre… Mais vraiment, la séparation semblait être la meilleure solution. Au moins, il serait heureux. Et c’était même préférable pour Sarah de voir ses parents séparés et heureux, qu’ensemble mais ne se supportant plus.

Lorsqu’il me fit part de sa crainte que Serena s’en aille avec Sarah, je tentais de relativiser. Sarah était sa fille. Elle ne pouvait pas l’empêcher de voir son père. Il pouvait sans doute faire appel à la justice pour avoir au moins la garde partielle de sa fille. Je tentais donc de le rassurer, évoquant le fait qu’elle n’avait tout simplement pas le droit de partir comme ça et l’empêchait de voir Sarah. Il y avait forcément une solution. Du moins, je voulais le croire. Et je l’espérais sincèrement pour lui… Cela crevait les yeux qu’il aimait sa fille plus que tout. Et clairement, l’idée qu’il puisse être séparé d’elle me fendait le cœur. Lorsqu’il évoqua le fait qu’il savait Serena capable de tout plaquer pour aller vivre ailleurs, je le questionnais sur le fait qu’elle soit capable d’éloigner Sarah de lui. Certes, elle avait changé. Mais au point de priver un enfant de son père ? Ca, j’en doutais tout de même un peu. « Je ne sais plus ... » J’avais toujours des sentiments pour lui. Et le voir dans un tel état me faisait vraiment mal. J’en voulais presque à ma sœur d’agir ainsi. Comment était-ce possible de rendre un homme aussi malheureux sans même s’en rendre compte ? « Je ne reconnais plus Serena. » Je me pinçais légèrement les lèvres, me demandant comment tout cela allait bien pouvoir se finir. Je commençais réellement à m’inquiéter pour lui… « Moi non plus… Enfin, d’après ce que tu m’en dis. » Il ne méritait pas tout ça. J’avais d’ailleurs envie de le réconforter en lui posant une main sur l’épaule ou dans le dos. Mais nous savions tous deux qu’il était plus prudent de garder un minimum nos distances. A défaut de pouvoir adopter ce genre d’attitude, je me proposais pour garder Sarah quelques heures par semaine. Au moins, il n’aurait pas à s’en occuper et pourrait prendre un peu de temps pour lui. « Elle voudra sans doute qu'on profite de ces quelques heures pour se retrouver elle et moi. » C’était possible, en effet. J’haussais vaguement les épaules. Même si je n’aimais pas cette idée là, c’était chose commune pour tout couple. Et puis, cela pouvait peut-être leur permettre de retrouver une0099ffine complicité… « Je préfère autant éviter ça ... » Ses mots me confirmèrent l’impression eu précédemment. Il n’aimait plus ma sœur. Ou beaucoup moins. Au point de ne plus désirer de moments seul à seule avec elle. « Ah… D’accord… » Je soupirais vaguement. C’était frustrant de le voir aussi malheureux et dans une situation sans véritable issue, sans pouvoir l’aider. « Si jamais je peux faire quelque chose, n’hésites pas… Comme je te disais, j’essaierais de lui parler mais je doute que ça fasse quoi que ce soit. Puis, si tu as encore besoin de te confier, tu sais ou me trouver… » déclarais-je. C’était purement amical. Je n’espérais pas un énième rapprochement… Je voulais juste l’aider à redevenir heureux.


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R. Vitaly James-O'Neil

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Sam 18 Oct - 17:11

Lindsay & Vitaly : I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy.

C'était totalement stupide et insensé que je sois venu retrouver Lindsay, en sachant quel était notre lien passé. Nous avions vécu une relation de plusieurs mois, tout à fait interdite. Et c'était pourtant bien elle que je venais voir alors que ma relation avec sa soeur aînée, virait au drame. C'était réellement un très mauvais choix de ma part. Et, oui, je le regrettais déjà. Mais j'étais là. Et je devais quand même bien admettre que ses paroles me faisaient du bien. Ca me rassurait ,d'une certaine façon. Et même si elle n'avait clairement pas le remède à tous mes mots, elle tâchait de trouver des paroles rassurantes malgré tout. Et c'était là absolument tout ce dont j'avais besoin. C'était sans doute en grande partie ce dont j'avais besoin. Et raison pour laquelle je n'avais donc toujours pas fais demi tour en espérant qu'elle oublierait ma visite surprise et irréfléchie. J'aurais bien le temps de regretter tout à fait tout cela, une fois que je serais reparti. Pour l'heure, je tentais de ne pas trop penser au côté négatif de ma présence ici. Même si c'était bien stupide et que j'en étais parfaitement conscient. Oui, j'étais conscient de bien des choses. Mais je me refusais à trop y penser ! C'était certainement stupide et allait sans doute me pousser à avoir des regrets deux fois, cent fois, plus forts. Mais tant pis. Pour l'heure, je voulais juste penser au fait que j'étais heureux de retrouver, même temporairement et juste pour discuter, Lindsay. Elle avait eut une place beaucoup plus importante que prévue dans mon coeur et dans ma vie tout simplement. L'oublier m'était encore bien impossible. Et j'ignorais si j'en éprouvais le moindre regret ou non, au bout du compte. Tout ce que je savais, c'était qu'elle comptait encore. Point barre ... Contrairement à Serena que je ne comprenais plus du tout. Je ne savais même pas si j'étais encore amoureux d'elle ou non. C'était sans doute un peu trop tôt pour que je puisse en juger à vrai dire. Mais pour sûr, c'était en train de prendre une sale tournure tout ça ! « Moi non plus… Enfin, d’après ce que tu m’en dis. » Je souris faiblement. Si même sa propre soeur ne parvenait plus à la reconnaître, je me demandais vraiment où nous étions en train d'aller. Enfin à part droit vers une séparation qui me semblait de plus en plus inévitable.

Finalement, elle eut la sympathie de me proposer de garder Sarah quelques heures dans la semaine. Sauf que je me doutais que Serena voudrait que l'on se retrouve juste tous les deux, sans doute pour une soirée romantique ou une connerie du genre. Or, je n'étais pas franchement tenté par ça ! Non pas que je la détestais carrément ou je ne savais trop quoi. Mais je ne me sentais pas de partager des moments pareils avec elle. Plus maintenant. C'était peut-être le signe que notre relation était bel et bien en train de mourir. Pour de bon cette fois ci ... « Ah… D’accord… » Sans doute était-elle, elle aussi, en train de réaliser petit à petit que ma relation était morte. Que sa soeur allait bientôt connaître à nouveau le célibat. Jusqu'à ce qu'elle rencontre quelqu'un d'autre. J'étais certain qu'elle finirait par refaire sa vie avec un autre que moi. Cette fois, quelqu'un de bien. Qui n'irait pas la tromper. Même si elle continuait d'ignorer ce fait. Et j'osais espérer qu'elle l'ignorerait toujours ... « Si jamais je peux faire quelque chose, n’hésites pas… Comme je te disais, j’essaierais de lui parler mais je doute que ça fasse quoi que ce soit. Puis, si tu as encore besoin de te confier, tu sais ou me trouver… » Je souris faiblement et hochai positivement la tête. « Je ne suis pas certain qu'il soit utile que tu lui parles tu sais. Je pense que c'est terminé. Que ça l'est depuis longtemps, même ... » Lui avouai-je d'une voix à peine audible et tout à fait calme et mesuré. Oui, selon moi, c'était bel et bien terminé désormais. Autant se faire à l'idée et aller de l'avant. Ca ne pouvait plus continuer ainsi de toute façon, pour sûr. « En attendant, il est vraiment temps que j'y aille ... » Soupirai-je en lançant un bref regard à ma montre. Plus que temps en effet. Sans quoi, Serena allait s'agacer de me voir rentrer si tard avec notre fille. Et sans doute même me traiter de père indigne parce que je l'aurais laissé un peu plus longtemps que prévu. Nous n'étions pourtant pas à quelques heures près. Du moins, c'était ce qu'il me semblait. Mais il était certain que nous n'étions plus d'accord sur grand chose désormais ! En tout cas, je finis quand même par me lever, désireux de filer au plus vite. Enfin non, je n'avais pas vraiment envie de partir. Raison pour laquelle je traînais autant ...

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Lun 20 Oct - 9:48

Vitaly & Lindsay
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Même si notre liaison appartenait au passé, rien n'était redevenu comme avant. Il y avait toujours quelque chose d'étrange entre Vitaly et moi. Et j'étais quasiment certaine que jamais nous ne retrouverions notre lien passé, c'est-à-dire simplement beau-frère/belle-soeur. Il y aurait toujours une certaine ambiguïté due à notre lien passé. Et clairement, notre relation actuelle n'avait rien de tout à fait banal et naturel. Je le savais très bien. Et c'était d'ailleurs pour cela que sa visite si soudaine ne me surprit pas tant que ça. Bon, tout de même, venir se confier à son ancienne maîtresse au sujet de ses problèmes de couple... C'était tordu. Si bien que je venais à me questionner sur ce qu'attendait réellement Vitaly de moi. Du réconfort ? J'essayais, tant bien que mal de lui montrer mon soutien et de l'aider. Mais clairement, j'étais impuissante dans cette situation là. Tout ce que je pouvais faire, c'était lui prêter une oreille attentive et lui donner quelques conseils. Mais il semblait qu'il ait déjà tout essayé. Et là, franchement, je ne voyais pas vraiment de solution. Hormis celle qu'il avait lui-même évoqué... La séparation. Plus j'écoutais Vitaly, plus j'avais l'impression que celle-ci était inévitable. Enfin, s'ils n'étaient plus heureux ensemble, pourquoi se forcer ? Sarah était encore jeune et ne comprendrait sans doute pas la situation. Elle risquait même de ne pas en souffrir, contrairement à un enfant ayant quelques années de plus. Ainsi, j'estimais qu'ils étaient donc les seuls concernés par cette séparation... Et que c'était peut-être ce qu'il leur restait à faire. Enfin, ça, seuls eux pouvaient en décider. Cependant, ça, c'était une sacrée surprise pour moi. Même si j'avais trouvé ma sœur changée, je n'avais jamais imaginé que c'était à ce point. Ni que leur couple était aussi mal. Enfin, surtout Vitaly. A priori, Serena, elle, allait plutôt bien. Mais clairement, avant la venue de Vit', j'étais loin d'imaginer que la séparation était si proche.

Malgré tout, ne voulant pas rester à rien faire, je me proposais pour parler à ma sœur. Je doutais que ça puisse changer quoi que ce soit mais je ne voyais pas quoi faire d'autre. Et je n'aimais pas me sentir impuissante. Surtout que si Vitaly était venu vers moi, c'était peut-être dans l'espoir que je l'aide à s'en sortir. « Je ne suis pas certain qu'il soit utile que tu lui parles tu sais. Je pense que c'est terminé. Que ça l'est depuis longtemps, même ... » Depuis notre liaison ? Peut-être bien. Leur divorce datait de cette époque là... Et il était fort probable que depuis, les choses ne se soient pas vraiment rétablies. Peut-être étais-je même la cause de tout cela. A cause de notre liaison, Vitaly n'avait peut-être jamais réussi à retrouver de réels sentiments pour ma sœur. Enfin, je n'en savais trop rien et ne préférais pas savoir... « Je... J'en suis désolée... » Vitaly et Serena avaient beaucoup comptés  l'un pour l'autre. Et même si aujourd'hui, Vit' était malheureux, il n'était pas impossible que cette séparation lui fasse un peu de mal. Ils avaient passé de nombreuses années ensemble, les voir se séparer était tout de même assez triste. Enfin... Cela s'était déjà produit une fois et ils s'étaient remis ensemble. Ce n'était donc peut-être pas totalement terminé.  « En attendant, il est vraiment temps que j'y aille ... » C'était peut-être con, mais je n'avais pas envie qu'il parte. Le revoir me faisait du bien. Même si c'était en tout bien tout honneur. « Tu sais que si ça va pas, ou si  tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là... N'hésites pas à revenir. » déclarais-je sans être certaine que ce soit une bonne idée de lui proposer cela. Je me levais ensuite doucement, comme pour l'accompagner. Enfin, plus par politesse que pour réellement l'accompagner. Je n'avais pas envie de le laisser partir. Sans doute parce que je savais qu'il allait retourner chez lui et être malheureux. « Vitaly... Je peux te poser une question ? … Pourquoi tu es venu me voir ? Qu'est-ce que tu attendais exactement de moi ? » demandais-je finalement. A vrai dire, comme il avait mentionné une probable séparation, j'en venais à me demander s'il n'était pas venu dans l'idée de m'annoncer cela, espérant que notre liaison pourrait reprendre. Après tout, s'il redevenait célibataire, notre liaison ne serait plus autant interdite. Juste mal vue...


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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Mar 21 Oct - 20:23

Lindsay & Vitaly : I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy.

J'étais tellement perdu désormais, que c'était vers mon ancienne maîtresse que je me tournais pour chercher un peu de réconfort et, éventuellement, quelques conseils. c'était dire à quel point je touchais le fond quand même. Parce que venir la voir elle, c'était étrange. Pas vraiment interdit en soit, puisqu'elle avait également été ma belle soeur fut un temps. Mais vraiment étrange quand même. J'osais tout de même espérer qu'elle ne m'en voulait pas trop pour ça, ni rien. Parce que ça devait quand même remuer pas mal de choses, aussi bien de son côté que ça l'était du mien. En tout cas, je ne pouvais qu'espérer, en fin de compte, qu'elle ne m'en voudrait pas. Soit, je ne pensais pas non plus sauver notre relation de beau-frère / belle-soeur, puisque les choses avaient beaucoup trop tourné au vinaigre depuis bien longtemps maintenant. N'empêche que venir trouver du réconfort de son côté, c'était bien étrange et pour le moins inattendu. Je ne doutais pas du tout de sa surprise ! « Je... J'en suis désolée... » Je souris quelque peu et haussai les épaules. Le fait est que je m'étais fais à l'idée depuis le temps, quand même. Soit, j'étais le seul entre Serena et moi, à savoir ça sans aucune hésitation et aucun doute. Mais je le savais. Je ne voyais vraiment pas ce qui pouvait encore être sauvé dans notre mariage. J'en concluais donc qu'il n'y avait plus rien. Ce n'était pas si grave en soit ... Si ? C'était quand même une longue relation qui partait en fumée, pour sûr. Mais ce n'était pas comme si c'était le premier mariage à prendre fin. Ca arrivait même très fréquemment. Nous n'étions pas les premiers et nous n'allions certainement pas être les derniers non plus, qu'on se le dise !

En tout cas, je fini enfin par me décider à lever le camp. Je ne pouvais pas rester ici plus longtemps, à pleurer sur mon propre sort. J'avais plutôt tout intérêt à m'en aller avant de faire une connerie vis à vis de Lindsay. Ou avant que ses parents ne débarquent et ne trouvent ma présence ici, pour le moins suspecte. Je me levai donc, bientôt coupé dans mon élan par la jeune femme. « Tu sais que si ça va pas, ou si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là... N'hésites pas à revenir. » De toute évidence, elle s'inquiétait vraiment pour moi. Peut-être même un peu trop. J'aurais préféré qu'elle ne s'en fasse pas. J'eus un léger sourire et je hochai positivement la tête. « Je n'y manquerai pas ! » Promis-je naturellement, bien que je ne fus pas tout à fait certain de ce fait. Parce que je doutais que revenir dans les parages, soit une si bonne idée que ça. Je n'aurais déjà jamais du venir à la base. Alors recommencer serait sans doute tout à fait idiot. On pouvait accepter une erreur. Mais une erreur qui se répétait, plus vraiment non. Je pris la direction de la porte d'entrée en sa compagnie, quand elle reprit encore une fois la parole. Je m'arrêtai, à quelques pas de la porte à peine, pour lui faire de nouveau face. « Vitaly... Je peux te poser une question ? … Pourquoi tu es venu me voir ? Qu'est-ce que tu attendais exactement de moi ? » Je soupirai doucement baissai un instant le regard, songeur. J'ignorais si elle s'attendait à une réponse bien précise de ma part, ou non. Mais le fait est que je n'étais pas vraiment sûr de mes propres intentions ni rien. J'étais trop perdu pour ça dans le fond. « Je ne sais pas vraiment Lindsay. » Lui avouai-je doucement. « C'est juste que ... Tu me manque, ça c'est un fait ... Mais depuis que ma relation avec Serena prend sérieusement l'eau, je me rends compte que je n'ai jamais ressenti pour elle, ce que je ressens pour toi. Quand je ne me sens pas bien, que je suis à bout et épuisé de tout ça ... C'est à toi que je pense. Ca m'a poussé à venir aujourd'hui. Ce qui n'était sans doute pas une bonne idée ... » Soupirai-je finalement.

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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Mer 22 Oct - 10:05

Vitaly & Lindsay
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Certes, c'était surprenant que Vitaly vienne trouver du réconfort auprès de moi. Il ne faisait pourtant rien de mal... Si l'on mettait de côté le faire que nous avions été amants, cette visite pouvait paraître normale. Ou du moins, anodine. Après tout, j'avais été sa belle-soeur et rien n'interdisait qu'il vienne me voir en cas de problème. Là où ça se compliquait, c'était lorsque l'on savait ce qu'il y avait eu entre nous. Oui, là ça devenait tordu. En temps normal, nous limitions au maximum les occasions de nous voir. Même si ce n'était pas seul à seule. C'était juste par sécurité et pour éviter de nous faire mutuellement souffrir. Et là, sans prévenir, il était venu me voir. A vrai dire, je ne lui en voulais même pas. A quoi bon ? Il était juste malheureux et avait besoin d'un soutien. Et qu'il vienne vers moi pouvait se comprendre, après ce que nous avions pu partager. Je n'étais tout simplement pas persuadée du fait que ce soit une bonne idée. Ce n'était pas très sain, en fait. On risquait juste de faire une nouvelle erreur... Mais soit. J'en prenais le risque. Vraiment, vu son état, je ne pouvais me résoudre à le mettre dehors. Et puis, je devais bien l'avouer, j'étais contente de le revoir. Ca me faisait du bien. Et le fait qu'il vienne se confier à moi me touchait vraiment beaucoup. Cela me prouvait qu'il ne m'avait pas oublié et que j'avais toujours une certaine importance pour lui. D'ailleurs, comprenant cela, je commençais à m'interroger sur la suite de notre relation. Qu'est-ce que cela allait donner s'il se séparait de ma sœur ? Allait-on définitivement se perdre de vue ? Ou au contraire, notre liaison reprendra-t-elle ? Après tout, c'était une possibilité puisque cette relation ne serait plus interdite. Bon, évidemment, cela n'était jamais très bien vu d'avoir une aventure avec l'ex-mari de sa sœur. Ou avec un homme de 15 ans son aîné...

Et lorsqu'il se décida enfin à partir, je le retins un instant pour lui dire qu'il pouvait compter sur moi en cas de besoin. D'accord, notre liaison appartenait au passé, mais cela ne m'empêchait pas de l'apprécier et d'être prête à l'aider à surmonter tout cela. Même d'un plan purement amical. « Je n'y manquerai pas ! » Je doutais tout de même un peu qu'il revienne. C'était risqué, il le savait tout aussi bien que moi. Et il avait lui-même dit que c'était une erreur... Preuve qu'il n'avait pas l'intention de revenir. Enfin... Je l'accompagnais ensuite jusqu'à la porte d'entrée, n'ayant pas vraiment envie de le laisser partir. J'étais bien ici, avec lui. Et de toute évidence, il était plus heureux que chez lui. Finalement, avant qu'il parte, je repris la parole pour lui poser une dernière question. « Je ne sais pas vraiment Lindsay.  C'est juste que ... Tu me manque, ça c'est un fait ... Mais depuis que ma relation avec Serena prend sérieusement l'eau, je me rends compte que je n'ai jamais ressenti pour elle, ce que je ressens pour toi. Quand je ne me sens pas bien, que je suis à bout et épuisé de tout ça ... C'est à toi que je pense. Ca m'a poussé à venir aujourd'hui. Ce qui n'était sans doute pas une bonne idée ... » Je me mordis les lèvres à ces paroles. Merde. Je n'aurais pas du lui demander. Je savais désormais, avec certitude, qu'il avait toujours des sentiments pour moi. Plus forts que ceux qu'il avait pu avoir pour Serena. Ce n'était pas rien ! Cela me donna davantage envie de me blottir dans ses bras. Et retrouver ses lèvres. Lui aussi me manquait. C'était un fait indéniable... Et savoir que c'était réciproque était désormais pire que tout. Pour ne pas envenimer les choses, je préférais donc me taire sur ce que moi, je ressentais. « Peut-être bien... » répondis-je en réponse à sa dernière phrase, en acquiesçant vaguement. Et avant qu'il ne parte réellement, je fis quelques pas vers lui. « Prends soin de toi, Vit'... » soufflais-je en posant ma main sur son épaule, avant de laisser mon bras retomber, laissant involontairement ma main frôler la sienne au passage.  


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MessageSujet: Re: I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy ~ Lindsay & Vitaly   Jeu 23 Oct - 19:44

Lindsay & Vitaly : I got real bad feeling. There’ll be nothing to save. Whole worlds going crazy.

Non, ma présence ici n'était pas bien du tout. je devrais m'en aller avant de faire ou dire quelque chose que je risquais de regretter bien assez rapidement. Mais je ne pouvais pas tout à fait m'y résoudre. Malheureusement ou non. Le fait est que j'étais un brin trop heureux d'être en sa compagnie, pour notre bien à tous les deux. Je n'avais aucune véritable envie de filer. D'un côté, le fait que je sois conscient que ce n'était pas bien du tout, c'était déjà bien, non ? Bon ok, ça ne l'était sans doute pas tant que ça. Mais c'était ainsi. Je n'arrivais pas à me faire une raison. Je savais mais je ne faisais strictement rien pour changer la donne. Quitte à prendre des risques tout à fait stupides. Soit, si quelqu'un venait maintenant, je pourrais prétendre que je passais seulement prendre des nouvelles de ma belle soeur. Mais ça semblait quand même assez gros comme mensonge, vu que nous n'avions jamais paru si proches que ça l'un de l'autre. M'enfin il nous faudrait bien trouver une excuse, aussi bidon soit-elle, si vraiment quelqu'un arrivait maintenant. Même si dans le fond, je me disais que je m'en faisais peut-être un peu trop pour rien. Certainement que ma présence n'aurait strictement rien de louche. Après tout, ce n'était pas non plus comme si nous étions physiquement trop proches l'un de l'autre, pour que cela ne soit pas super suspect. Là, nous étions vraiment très sages tous les deux. Puisqu'elle se trouvait dans un fauteuil et moi dans un autre. Autant dire que nous gardions des distances vraiment sages. C'était clairement mieux d'ailleurs. Parce que je devais bien admettre que je ne pourrais jurer savoir être aussi sage, si elle s'était rapprochée de moi. Ce qui n'allait pas arriver de toute façon !

Ce fut pourtant au moment du départ, que j'eus comme un doute. Nous étions si proches et en même temps si loin l'un de l'autre, que c'était assez étrange et perturbant dans le genre. Pour autant, je n'étais pas capable de prendre la fuite sans demander mon reste. Quand bien même ça n'aurait sans doute pas été une si mauvaise chose que ça en soit. Au lieu de ça, je restais là à retarder mon départ, pour lui répondre sans aucune réelle hésitation. En même temps, je ne savais pas trop quelle réponse lui donner. Ce n'était pas si simple que ça finalement. Même en voulant être le plus honnête possible. « Prends soin de toi, Vit'... » Je hochai positivement la tête, sans savoir trop à quoi je répondais en vérité. J'étais beaucoup trop perturbé par le fait qu'elle venait de se rapprocher de moi et de poser une main sur mon épaule, pour pouvoir réfléchir de façon tout à fait rationnelle. Mon regard était planté dans le sien alors qu'elle abandonnait mon bras et que sa main venait doucement frôler la mienne. Au lieu de partir, je continuais de la regarder et eus d'ailleurs un peu de mal à déglutir. « Je suis désolé ... » Soufflai-je doucement. Et sans crier gare, je me rapprochai d'elle et posai mes mains sur ses joues en douceur, pour finalement venir loger ma bouche sur la sienne. C'était vraiment plus fort que moi. Je ne pouvais m'en empêcher. J'en avais envie depuis l'instant même où elle m'avait ouvert la porte. Mon baiser n'était pas tendre et doux. Il était plus désespéré qu'autre chose. Presque un appel au secours silencieux. Qui allait virer au drame d'ici à quelques secondes. Mais ça, je l'ignorais encore totalement. Je me contentais de faire ce qui me faisait me sentir tellement bien ...

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